Il y aura bien grève du rail les 6 et 7 janvier en Wallonie

La CGSP-Cheminots et la CSC-Transcom ont confirmé dimanche soir le préavis de grève sur le rail pour les 6 et 7 janvier prochains. Le syndicat chrétien flamand ACV -Transcom va encore essayer de convaincre son aile francophone afin d’éviter la grève. De son côté, le syndicat socialiste CGSP-Cheminots regrette surtout la division nord-Sud et que l’aile flamande ait levé le préavis de grève.

"Cette décision est irréversible", précise Isabelle Bertrand. Une réunion interne à la CSC-Transcom est prévue lundi, mais celle-ci n'aura pas d'impact sur la décision de maintenir la grève, assure-t-elle.

Initialement, les syndicats avaient prévu cinq jours de grève en janvier avant d'accepter de reporter les grèves planifiées les 21, 22 et 23 janvier à la demande des étudiants, en période d'examens. Contrairement à leurs pendants francophones, les ailes flamandes des syndicats ont également levé le préavis de grève pour les 6 et 7 janvier.

Les syndicats souhaitent manifester leur mécontentement après l'échec des négociations sur le protocole d'accord social 2016-2018 et les mesures d'augmentation de la productivité dans les chemins de fer.

"Nous allons encore tenter de convaincre nos collègues francophones, mais cela dépend en grande partie de la direction" a déclaré Katrien Verwimp de l’ACV-Transcom (néerlandophone) à notre collègue de la VRT-radio.

Le syndicat demande que la direction retire les mesures qui sont entrées en vigueur depuis le 1er janvier.

La FGTB regrette la division nord-sud

Interrogé ce lundi matin à la RTBF, Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB a regretté la division nord-sud ajoutant craindre que cela ne fasse tache d'huile.  Il a estimé que "ceux qui pensent qu’avec ce gouvernement on peut obtenir des choses sans qu’il y ait de pression se trompent".

S’il reconnaît qu’il y a des réalités différentes entre la Flandre et la Wallonie, il estime qu’il faut rester dans la logique de l’unité au niveau syndical. Car cette division fait le jeu de la N-VA".

"Qu’on ne se trompe pas, je suis pour la concertation, mais je fais simplement le constat que chaque fois, le gouvernement n’a pas appliqué intégralement les accords" a-t-il ajouté.