Quelque 70% des trains roulent en Flandre ce jeudi

D’après les indications de la Société nationale des chemins de fer belges en ce deuxième jour de grève des syndicats francophones des cheminots, un peu plus de 40% des trains circulaient à l’échelle nationale à l’heure de pointe matinale. Alors que quasi aucun train ne roulait en Wallonie, plus de 70% des trains circulaient par contre en Flandre. Les principaux embarras de circulation étaient constatés sur les lignes entre Anvers et Bruxelles et entre Liège et Bruxelles.

Comme lors de la première journée de cette grève du rail de 48 heures, entamée mardi soir par les syndicats socialiste CGSP-Cheminots et chrétien CSC-Transcom, le sud du pays est la zone la plus perturbée ce jeudi.

"Aucun train ne circule sur les axes Namur-Bruxelles, Charleroi-Bruxelles, Liège-Bruxelles ainsi que sur la dorsale wallonne ou encore entre Namur et Arlon", précisait l'entreprise ferroviaire en matinée. Seuls "quelques rares trains" ont circulé durant l'heure de pointe sur les axes Ottignies-Bruxelles et Mons-Bruxelles.

En Flandre, l'axe Bruxelles-Louvain est le plus perturbé, avec un train sur 3 en service entre 6 et 9h du matin. Un train sur 2 circule sur la ligne Anvers-Bruxelles.

Sur le tronçon de l'aéroport de Bruxelles-National, la situation est assez chaotique. Si seul un train sur trois a roulé entre 7h et 8h dans les deux sens, la situation est très variable d'heure en heure, prévient la SNCB.

Trafic international perturbé

Au niveau des trains internationaux, la circulation réduite prévue par Thalys pour la journée de jeudi se déroulait sans encombre en début de matinée, a précisé le service presse de l'entreprise vers 9h15. Quatre aller-retour entre Paris et Amsterdam, avec des arrêts en Belgique à Bruxelles-Midi et Anvers, doivent avoir lieu, ainsi que deux départs de Paris vers Bruxelles en soirée. Ces trains ont été maintenus "pour acheminer les clients Thalys qui n'ont pas pu reporter leur voyage", alors que le trafic avait été mis complètement à l'arrêt mercredi, premier jour de grève.

Pour rappel, les trains Eurostar ne circulent que sur une portion de la ligne Londres-Bruxelles durant toute la durée de l'action syndicale. Concrètement, la circulation n'a lieu qu'entre Londres et Lille-Europe.

En paralysant une partie du rail, les syndicats wallons entendent manifester leur mécontentement après l'échec des négociations sur le protocole d'accord social 2016-2018 et les mesures d'augmentation de la productivité dans les chemins de fer malgré les économies imposées par le fédéral.

Les syndicats flamands ne prennent pas part à la grève et ont annoncé qu’ils voulaient privilégier la concertation avec la direction de la SNCB, via un médiateur social que le gouvernement fédéral s’est dit prêt à engager dès la suspension des préavis de grève.