"Les prochaines économies devront se faire sur la sécurité sociale"

Si de nouvelles économies doivent être faites, elles devront toucher la sécurité sociale, "car c’est le seul endroit où il y reste encore de l’argent à ramasser", a déclaré le président de la N-VA, Bart De Wever, dans un entretien accordé au quotidien De Tijd.

Janvier est traditionnellement le mois des grandes interviews politiques. Sans grande surprise, Bart De Wever est l’un des premiers à s’être prêté au jeu, se plaçant une nouvelle fois au centre de la scène.

Dans un entretien accordé à De Tijd, il esquisse les contours de la nouvelles année politique. Un thème principal revient sans étonnement dans ses propos : les économies que le gouvernement fédéral devra faire.

Pour lui, les nouvelles épargnes ne pourront cette fois que concerner la sécurité sociale, "car c’est le seul endroit où il y a encore de l’argent à ramasser", estime le président de la N-VA. Le CD&V, son partenaire de coalition pour qui ce sujet est totalement tabou, est d’ores et déjà prévenu. Pour Bart De Wever, des économies sur le reste de l’appareil étatique est exclu. En cette période où la lutte contre le terrorisme est devenue prioritaire, des moyens supplémentaires doivent selon lui être accordés à la défense, la justice et la police.

Les employeurs également dans le viseur

Dans les colonnes du Tijd, Bart De Wever s’en prend également aux employeurs, qui sont pourtant traditionnellement les premiers alliés des nationalistes flamands.

Tout comme les syndicats, les employeurs s’opposent en effet aux sanctions infligées aux malades de longue durée qui refusent de reprendre le travail. Une position que le président de la N-VA a du mal à digérer. "Lors de la formation du gouvernement, les organisations d’employeurs trouvaient que nous n’allions pas suffisamment loin. Par la suite, dans le Groupe des Dix, ils ont fini par donné raison aux syndicats, estimant qu’il fallait en faire moins", s’indigne-t-il.

"C’était le cas pour les malades de longue durée, mais aussi pour la réforme des prépensions. Nous n’avons pas besoin des organisations d’employeurs pour tout freiner. Nous avons déjà les syndicats pour cela".

Notons qu’au niveau du marché de l’emploi, Bart De Wever a également avancé d’autres idée. Il veut notamment assouplir le droit de licenciement, modifier le lien entre le salaire et l’ancienneté, et réintorduire la période d’essai pour l'obtention d’un contrat fixe.