Le "plan Vandeput" prévoit une armée plus petite mais mieux équipée

Moins de personnel, mais des militaires plus jeunes, le maintien de missions-clés, un matériel renouvelé et/ou aux capacités accrues - voire nouvelles, comme la défense antimissile avec des missiles comme Patriot ou le ravitaillement en vol: telles sont les grandes lignes, présentées mercredi, du "plan stratégique" pour la Défense approuvé fin décembre par le gouvernement et qui fixe les contours de l'armée belge à l'horizon 2030.

Le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), a dévoilé mercredi aux députés de la commission ad hoc la teneur de ce plan, qui fixe trois tâches-clés à l'armée du futur: la défense et la sécurité collective mais davantage pour des missions de stabilisation que de combat, ainsi que la protection des ressortissants belges à l'étranger, avec des effectifs réduits à 25.000 personnes, contre 32.000 actuellement.

S'y ajoutent des tâches comme le soutien à la sécurité à l'intérieur du territoire - à l'image de l'opération "Homeland" en cours depuis un an en renfort de la police fédérale - et l'aide humanitaire en Belgique et à l'étranger.

En prévoyant de consacrer 9,2 milliards d'euros à des investissements majeurs, comme 34 nouveaux avions de combat, deux frégates, six chasseurs de mines, six drones et des canons lourds, le gouvernement souhaite aussi ramener la Belgique "dans le peloton" des pays européens en matière de dépenses de défense.

Il prévoit donc une augmentation d'ici 2030 de ces dépenses, pensions comprises, à 1,3% du PIB, alors qu'elles sont tombées à un minimum historique de 0,9%, là où l'Otan réclame 2% de ses Etats membres.