Soutien psychologique pour les jeunes réfugiés traumatisés

La Flandre prend des mesures pour l’accueil et l’accompagnement de jeunes réfugiés. Ainsi, quelque 50 personnes supplémentaires ont été engagées à temps plein par les Centres pour le bien-être général (CAW) pour aider les réfugiés à trouver un logement et leur apporter un soutien psychosocial. Dès le 1er février, un soutien psychologique sera également fourni aux jeunes réfugiés traumatisés. "La société qui accueille les nouveaux-venus a tout intérêt à prendre leur traumatisme au sérieux et à le traiter", estime Peter Jan Bogaert, porte-parole de l’agence flamande pour le Bien-être des jeunes, qui assume la coordination et le suivi des mesures en faveur des jeunes réfugiés.

Les mesures s’inscrivent dans le cadre d’une série de démarches entreprises en Flandre pour gérer la crise des demandeurs d’asile. Pour offrir un soutien traumatologique aux jeunes réfugiés, les autorités flamandes débloquent un budget temporaire de 5 millions d’euros, pour une période d’un an.

Pour ce qui est du soutien psychosocial et de l’accompagnement au logement, les Centres pour le bien-être général (Centra voor algemeen welzijnswerk ou CAW) ont engagé 50 collaborateurs supplémentaires à temps plein, répartis dans toute la Flandre (soit 10 en plus par province).

"L’aide cible les adultes et leurs familles qui sont à la recherche d’un logement adéquat après avoir été officiellement reconnus. Nous travaillons avec les administrations locales", explique Peter Jan Bogaert. "Mais nous attachons aussi de l’importance au soutien psychosocial, pour les gens traumatisés par des situations de guerre ou par la fuite. Nous travaillons toujours en collaboration avec d’autres experts".

Une équipe mobile

Une équipe mobile sera notamment créée, afin de soutenir avec une expertise ciblée l’aide déjà existante. Dès le 1er février, cette équipe mobile viendra en aide aux jeunes réfugiés dans des institutions de soins ou dans des écoles. Des moyens supplémentaires seront débloqués pour financer l’équivalent de sept personnes à temps plein.

Dans l’attente d’une place au sein d’une famille d’accueil, ou dans une autre forme d’accueil alternatif, une sorte de "tampon résidentiel" est nécessaire pour les jeunes enfants (moins de 14 ans) les plus vulnérables, estime encore l’agence flamande pour le Bien-être des jeunes.

Dix-huit places supplémentaires seront donc créées : 10 au sein de l’association Minor-Ndako & Juna, et 8 dans l’association Wingerdbloei, qui se lance dans l’accueil de mineurs d’âge non-accompagnés.

Les autorités flamandes sont également en train de négocier avec l’Agence pour l’accueil des demandeurs d’asile Fedasil l’aménagement d’un accueil pour un premier groupe de 150 réfugiés de moins de 14 ans, par le biais d’un système de cofinancement.