Le personnel de Fedasil formé pour détecter la radicalisation

Les 900 agents des 90 centres de l’Agence pour l’accueil des demandeurs d’asile recevront dès février - à leur propre demande - une formation, répartie en trois volets, pour mieux parvenir à détecter les cas de radicalisation parmi les demandeurs d’asile arrivés en Belgique. C’est ce qu’indiquent les quotidiens De Standaard et Le Soir, sur base d’une interview du directeur de Fedasil, Jean-Pierre Luxen.

Les quelque 900 agents de l'institution suivront dès le mois de février ces cours, qui seront répartis en trois volets: aspect juridique, explications de la Sûreté de l'Etat et présentation du processus de radicalisation. Ils seront donnés par des fonctionnaires spécialisés venant de Bruxelles et Vilvorde.

D’après Fedasil, il n’y a actuellement pas de signaux inquiétants à propos d’une éventuelle radicalisation de demandeurs d’asile arrivés en Belgique, mais le personnel a demandé à être formé préventivement.

"Notre personnel a souvent des questions à propos de la vie dans les centres d’accueil, notamment concernant le ramadan. L’important est que nous lui donnions les moyens de résoudre d’éventuels problèmes", précise Luxen.

Le directeur de Fedasil pointe par ailleurs l'intégration des demandeurs d'asile comme le principal défi que la crise actuelle soulève. Il estime notamment que la Wallonie et Bruxelles ont pris un certain retard dans ce domaine par rapport à la Flandre, qui dispose d'un parcours de citoyennisation depuis une dizaine d'années.

BELGA/LAMBERT