Van Eycken déjà libéré, pour vice de procédure

Le seul député francophone du Parlement flamand (photo), Christian van Eycken (Défi - UF) a été placé ce mercredi sous mandat d’arrêt, dans le cadre d’un assassinat présumé de l’époux d’une de ses collaboratrices, avec laquelle Van Eycken aurait eu une relation. Mais le magistrat en charge du dossier a constaté que le mandat d’arrêt n’a pas été signé par le juge et a donc demandé la libération du député.

Le magistrat qui a consulté le dossier du député Christian Van Eycken (Défi/Union des Francophones), en vue de sa comparution vendredi en Chambre du conseil, a constaté que le mandat d'arrêt n'avait pas été signé par le juge et a dès lors demandé la libération de l'intéressé. Aucun titre légal ne justifiait en effet plus sa détention, a indiqué jeudi le parquet de Bruxelles.

Christian Van Eycken reste néanmoins suspecté d’assassinat. Un procès et une éventuelle condamnation sont encore possibles.

"Van Eycken conserve ses droits de député"

Le fait que le député francophone du Parlement flamand ait été arrêté dans le cadre d'un assassinat présumé ne change rien à son mandat de parlementaire. "Il conserve tous ses droits, même s'il est en détention préventive", a commenté mercredi le président du Parlement flamand Jan Peumans (N-VA).

"Tout un chacun est non coupable jusqu'à la preuve du contraire", a ajouté le président du Parlement flamand. Celui-ci a précisé qu'avant de renvoyer Van Eyken devant un juge, le procureur-général devait à nouveau adresser une demande au Parlement.

Au passage, Jan Peumans (photo) a déploré n’avoir pas été informé officiellement, mercredi, de l'arrestation du député.

Christian Van Eyken (DéFI), de la liste Union des francophones (UF) avait vu son immunité parlementaire levée le 6 janvier dernier, soupçonné d'être impliqué dans l'assassinat de Marc Dellea, le compagnon de Sylvia B., une amie et collaboratrice de Christian Van Eyken avec laquelle il aurait eu une relation. Sylvia B. elle-même est écrouée depuis la mi-octobre.

Début octobre, des perquisitions ont eu lieu dans le cadre de cette enquête au domicile de Christian Van Eyken, et à son bureau au Parlement flamand.

Jasper Jacobs