"Pas de camps de tentes tolérés à Zeebrugge"

Une opération de police de grande envergure, visant l’afflux de réfugiés dans la région côtière, a eu lieu jeudi en Flandre occidentale. D’après le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), il s’agissait essentiellement de contrôles dissuasifs. Il veut en effet éviter à tout prix que ne se forment à Zeebrugge et ses environs des camps de tentes comme à Calais et Dunkerque, de l’autre côté de la frontière.
Kurt Desplenter

Entre 15h et minuit, une opération policière de grande envergure a eu lieu en Flandre occidentale, jeudi, visant l'afflux de réfugiés auquel est confronté la région du littoral, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, à la Chambre, en réponse à une question de Franky Demon (CD&V).

L'action associait la police maritime, la police des chemins de fer, la police fédérale et les polices locales. Dès ce vendredi, 8 inspecteurs supplémentaires seront déployés, tout comme un fonctionnaire de l'Office des étrangers

Ce jeudi, il s’agissait essentiellement d’une opération de contrôles dissuasifs, pour éviter que ne se développe à la côte belge une situation d’urgence comme de l’autre côté de la frontière, en France.

"Je ne tolérerai pas qu'à Zeebrugge et dans les environs s'installent des camps de tentes comme à Calais", a affirmé le ministre de l’Intérieur à la Chambre (photo). "Le problème est vraiment important et doit être réglé avec détermination".

La situation chaotique des camps qui se sont développés en France à Calais et Dunkerque pousse vers la côte belge une partie des réfugiés qui veulent gagner la Grande-Bretagne. Le 13 janvier, les bourgmestres de la région et le gouverneur de Flandre occidentale ont tiré la sonnette d'alarme à ce sujet et réclamé du renfort.

Chaque nuit, les polices locales doivent évacuer des tentes plantées dans les dunes, a indiqué le député Franky Demon (CD&V).

Kurt Desplenter