Querelle communautaire autour du dossier RER

La N-VA n’a pas apprécié les déclarations de la ministre fédérale de la Mobilité Jacqueline Galant (MR) au sujet des investissements à consentir en priorité pour le Réseau Express Régional. Jacqueline Galant veut donner en effet la priorité du RER à Bruxelles et pas à Anvers ce que n’accepte pas son homologue flamand Ben Weyts (N-VA).

La ministre de la Mobilité Jacqueline Galant (MR) n'a pas l'intention de parler de RER pour Anvers, Liège ou Charleroi avant que la situation ne soit réglée à Bruxelles.

"Avant de parler de RER pour Liège, Charleroi et Anvers, je veux qu'on se concentre sur Bruxelles. En Belgique, on commence toujours tout en même temps, tous les chantiers, et donc c'est la confusion et c'est stupide", affirme notamment la ministre libérale dans une interview au quotidien l’Echo.

"Je sais bien que c'est dans l'accord de gouvernement de lancer des pistes pour des réseaux rapides autour de certaines villes, mais avant de commencer les études, là-dessus, je veux finir le travail sur Bruxelles. On me dit: oui, mais il faut faire quelque chose pour Anvers. Moi, je vois qu'il y a encore 28.000 places de train disponibles à Anvers. C'est prendre les choses à l'envers", ajoute Jacqueline Galant.

"La Flandre ne doit pas être prise en otage"

Le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA), a indiqué espérer que la déclaration de son homologue fédérale Jacqueline Galant (MR) sur la priorité à accorder à Bruxelles en termes de mobilité avait été mal comprise, ou si ce n'est pas le cas que la ministre libérale changera sa position.

"C'est très bien si on veut s'investir plus sur le dossier du RER bruxellois, mais la Flandre ne doit pas être prise en otage pendant ce temps-là", a estimé Ben Weyts vendredi soir.

Le ministre Weyts a souligné que des discussions entre les différents acteurs flamands de la mobilité sur ces sujets se passaient très bien. "Concrètement, l'agence Wegen en Verkeer (AWV), De Lijn, le département mobilité et travaux publics, ainsi que la SNCB et Infrabel ont déjà entamé les discussions avec les échevins gantois et anversois ainsi qu'avec mon cabinet", a-t-il expliqué, tout en précisant qu'il ne voyait pas de raisons d'attendre pour avancer dans ces dossiers.

"Sinon on ne se trouve plus dans un fédéralisme de solution, mais dans un fédéralisme où la jalousie l'emporte et où certains ne peuvent pas supporter que la Flandre progresse plus rapidement que Bruxelles et la Wallonie", a conclu le nationaliste flamand.