Femke Van den Driessche en larmes : "Ce n’était pas mon vélo !"

Un premier cas avéré de tricherie mécanique dans le cyclisme de haut niveau a été découvert samedi lors des mondiaux de cyclo-cross à Zolder. Ce dimanche, la jeune Espoir de 19 ans Femke Van den Driessche a rejeté les accusations de tricherie. "Je n’étais au courant de rien, ce n’était pas mon vélo mais celui d’un ami" a-t-elle déclaré sur Sporza (VRT).

Femke Van den Driessche a réagi pour la première fois après le scandale provoqué par la découverte d’une fraude mécanique sur le vélo qu’elle utilisait lors des mondiaux Espoirs de cyclo-cross, samedi.

"Ce n’était pas mon vélo, c’est une erreur" a-t-elle déclaré en larmes. "Lorsque je suis descendue de mon vélo suite à un bris de chaîne, on m’a dit que quelque chose n’allait pas. Je ne savais pas ce qui se passait. Lorsque j’ai bien regardé ce vélo. Je me suis demandé comment il était arrivé là. Lors d’une telle journée je m’occupe surtout de ma condition".

"Ce vélo appartient à un ami. Mais il est identique au mien. Cet ami avait fait la reconnaissance du parcours avec mon frère et avait déposé ce vélo contre un camion. Un de mes mécaniciens a dû croire qu’il s’ agissait de mon vélo et l’a nettoyé et l'a préparé pour la course".

"Cet ami s’entraîne parfois avec moi ou avec mon frère mais j'ignorais totalement qu'il avait placé un petit moteur. Il ne me l’a jamais dit. Tout cela est une erreur je suis très choquée. Je me sens très mal," a encore déclaré Femke Van den Driessche.

La jeune cycliste de 19 ans se rend compte que les faits ne jouent pas en sa faveur. "Ce n’est pas agréable d’être accusée de la sorte. Mais je n’aurais jamais triché. J’aime le vélo, j’aime mon sport mais j’ai conscience que je suis face à un problème très grave".

Le sélectionneur national Rudy De Bie a eu des mots très durs samedi pour Femke Van den Driessche. "Ma relation avec elle est terminée" a-t-il déclaré.

Femke Van den Driessche regrette d’avoir été jugée sans avoir pu se défendre. "C’est très dur. Je me donne à fonds pour mon sport. J’ai tout misé sur les championnats du monde. Je pense à présent que ma carrière est finie, même si j’espère bénéficier d’une deuxième chance. Je n’ai pas peur d’une enquête".

"Le dopage mécanique est désormais une réalité", a déclaré dimanche Brian Cookson, le président de l'Union cycliste internationale (UCI).
Par dopage mécanique, on entend généralement une aide illicite à la performance via un moteur électrique miniaturisé caché dans les tubes du vélo ou un système d'entraînement au niveau des roues.