Soutien humanitaire belge aux peshmergas d’Irak

Le gouvernement fédéral a décidé d’envoyer 41 palettes de matériel médical aux combattants peshmergas du Kurdistan irakien qui défendent notamment la ville d’Erbil - capitale de cette région autonome du nord de l’Irak - contre le groupe djihadiste Etat islamique. Des militaires belges se rendront aussi en Allemagne pour donner des formations à des peshmergas, a confirmé le porte-parole du ministre de la Défense, Steven Vandeput.

Le gouvernement répond ainsi aux demandes formulées par une délégation kurde venue en Belgique fin octobre. Celle-ci avait également demandé des armes et des munitions, mais le soutien fourni, organisé par l'Allemagne, se cantonnera au registre humanitaire.

C'est l'Allemagne, présente au Kurdistan avec des instructeurs, qui acheminera cette aide, a précisé la Défense.

Le gouvernement fédéral donne ainsi une réponse favorable à une requête de trois sénateurs de la majorité - Pol Van Den Driessche (N-VA), Alain Destexhe (MR) et Sonja Claes (CD&V) - qui s'étaient rendus à Erbil en septembre dernier. Cinq militaires belges seront également envoyés outre-Rhin dans le cadre d'une mission de formation pour les peshmergas.

"Nous sommes au sein d'une alliance combattant l'EI (la coalition internationale anti-Daech dirigée par les Etats-Unis, ndlr) et ces hommes sont au front. Il nous semble dès lors juste d'apporter notre pierre à l'édifice", explique le cabinet du ministre de la Défense.

Une trentaine d'instructeurs belges sont déjà déployés dans les environs de Bagdad pour contribuer à la formation des forces de sécurité irakiennes, sous le nom d'"Opération Valiant Phoenix". Cette mission, entamée le 15 mars 2014 sur un site "hautement sécurisé" près de Bagdad - en fait sur l'aéroport international de la capitale irakienne - a été prolongée jusqu'à la fin de l'année 2016.

Des chasseurs-bombardiers F-16 belges retourneront en juillet prochain en Jordanie pour participer, en alternance avec les Pays-Bas, à la campagne aérienne contre Daech en Irak et peut-être - après un débat à mener au parlement - en Syrie, à l'instar d'autres membres de la coalition qui ont étendu leurs opérations à ce pays