La SNCB veut réduire l'emploi de 2.293 postes d'ici 2018

La direction du groupe SNCB a transmis aux représentants des travailleurs un nouveau texte de protocole d'accord social qui signifierait une réduction nette de 2.293 postes d'ici fin 2018, indique mercredi les journaux l'Echo et De Tijd.

Par rapport au document de septembre 2015, le banc patronal a désormais accédé à une demande des syndicats, qui voulaient que la direction s'engage sur un chiffre concernant les effectifs.

Selon les documents que l'Echo a pu consulter, la direction garantit un effectif total de 31.765 collaborateurs fin 2018 (soit 30.494 équivalents temps plein/ETP), dont 19.128 agents pour l'opérateur SNCB (la SNCB), 11.009 agents pour Infrabel et 728 personnes pour HR Rail. Il y aurait aussi environ 900 personnes détachées.

Les chiffres avancés sont optimistes dans la mesure où ils sont conditionnés à une série de facteurs dont certains risquent de faire défaut, souligne l'Echo.

La SNCB indique notamment qu'elle ne garantit les 19.128 postes de travail que si la redevance d'infrastructure est stabilisée, si l'augmentation de la productivité fixée est au rendez-vous et si elle obtient la liberté tarifaire demandée. Idem pour Infrabel, qui ne s'engage sur les 11.009 collaborateurs que si aucune adaptation n'est apportée aux hypothèses concernant notamment le niveau de la dotation et la formule d'application de la redevance d'infrastructure.

Quant au comité de pilotage qui réunit syndicats et patrons du groupe SNCB, il a constaté l'échec des négociations sur l'instauration d'un service minimum. Le cabinet de la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant confirme avoir été informé de l'échec des négociations, sans autre commentaire.