Pas d’ADN d’Abdeslam sur la ceinture trouvée à Montrouge

La chaîne française BFMTV rapporte ce vendredi que l’ADN trouvé sur la ceinture d’explosifs découverte, 10 jours après les attentats de Paris, dans le faubourg de Montrouge n’est pas celui de Salah Abdeslam (photo), le principal suspect encore toujours en fuite et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international. Des traces de Bilal Hadfi - le Français de Bruxelles qui s’est fait exploser au Stade de France - y ont par contre été trouvées.

Les enquêteurs avaient établi que Salah Abdeslam (26 ans) était chargé d'une attaque dans le 18e arrondissement de Paris, évoquée dans la revendication du groupe djihadiste État islamique (EI), mais qui n'a jamais eu lieu. Il aurait alors porté la ceinture d'explosifs retrouvée à Montrouge, selon une information rapportée par CNN à la mi-décembre.

Néanmoins, les résultats des analyses en laboratoire ont livré une autre version: ce n’est en effet pas l’ADN de Salah Abdeslam qui figure sur l'engin explosif retrouvé dix jours après les attentats sur un tas d’immondices à Montrouge.

Les enquêteurs ont en revanche retrouvé des traces papillaires de Bilal Hadfi, l'un des kamikazes du Stade de France, souligne la chaîne française BFMTV. Un autre ADN, celui-là inconnu, a également été décelé sur une deuxième ceinture explosive, celle de Brahim Abdeslam, le frère aîné de Salah, qui est également décédé.

Ce même ADN, non attribué, a aussi été retrouvé dans l'une des planques des terroristes, louée sous un faux nom à Auvelais en Belgique. Cet homme, toujours non identifié, aurait donc manipulé deux dispositifs explosifs et pourrait être l'artificier des terroristes, ajoute le média français. Le parquet fédéral belge n'a pas souhaité faire de commentaires et renvoie aux autorités françaises.

Le Français Salah Abdeslam, né et vivant à Bruxelles, est l'un des principaux suspects des attentats du 13 novembre. Il est toujours activement recherché.