Feu vert au déboisement d’un terrain en faveur de l’extension d’une entreprise

Le gouvernement flamand a accordé au groupe de transport logistique Essers la permission de défricher une zone naturelle de 11 hectares à Genk (Limbourg) en vue de l’extension de l’entreprise. Il met ainsi fin à une longue polémique au nord du pays.

La société Essers avait annoncé son projet d’élargir son site de transports pharmaceutiques en installant le long de la E314 quelque 70.000 mètres carrés d’entrepôts. Pour ce faire, environ 11 hectares de bois devaient toutefois être supprimés.

Cette annonce avait rapidement suscité l’indignation d'une tranche de la population, dont l’humoriste Wouter Deprez, qui n’avait pas hésité à ouvertement critiquer la ministre de flamande de l’Environnement Joke Schauvliege (CD&V), l'accusant notamment de ne pas connaître ses dossiers*.

Emploi et compensation

Alors que d’aucuns reprochaient aux autorités de favoriser l’emploi au détriment de l’environnement, le gouvernement flamand a fini par trancher, après s’être accordé un temps de réflexion supplémentaire : Essers aura bel et bien le droit d’exploiter la zone naturelle en question. En compensation, de nouveaux arbres seront toutefois plantés ailleurs.

"Nous avons trouvé un bon équilibre entre emploi et écologie", a indiqué la ministre en charge. "A travers cette décision, nous permettons la création de 400 jobs dans une ville qui compte 3.600 chômeurs. La nature en profite aussi car il y aura plus de bois qu’avant".

D’après Joke Schauvliege (photo), 13,2 hectares d’arbres seront plantés à Opglabbeek, et un autre à Zonhoven. Une zone naturelle de Genk sera quant à elle élargie de 7,5 hectares.

*Lire à ce sujet l'article de notre partenaire DaarDaar: "La ministre Schauvliege recadrée par un humoriste"