Pollution : 12.000 décès prématurés par an en Belgique

Si l’on en croit un classement mondial réalisé par les universités américaines de Yale et Columbia et baptisé "Environmental Performance Index 2016" (EPI), la Belgique est le moins bon élève européen en termes de qualité de l’air, juste après le Monténégro. L’information est relayée par le quotidien La Libre Belgique.

"Nous ne sommes pas surpris par le faible score de la Belgique sur le classement EPI. Nos propres chiffres recensent environ 12.000 décès prématurés par an en Belgique et 400.000 en Europe", commente notamment Hans Bruyninckx, directeur de l'Agence Européenne de l'Environnement (AEE).

Le classement EPI met notamment l'accent sur les particules fines, composant polluant jugé le plus nocif pour la santé et présent dans la majorité des grandes villes européennes. Sans surprise, Bruxelles fait partie des mauvais élèves avec une concentration moyenne annuelle en particules fines de 15 microgrammes/m3.

Même si elle parvient à respecter la norme européenne (fixée à 25 microgrammes/m3), elle dépasse néanmoins la norme imposée par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) fixée à 10 microgrammes/m3.

Le score médiocre de la Belgique dans l'Index de performance environnementale doit cependant être nuancé, estime la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault. Elle souligne que les données américaines ne reprennent pas les mesures au sol, notamment utilisées par l'Agence Européenne de l’Environnement et qui placent la Belgique dans la "moyenne européenne".