La Belgique compte 117 combattants rentrés de Syrie

Officiellement, 451 Belges sont à un moment ou un autre partis combattre en Syrie, ou ont voulu le faire. Quelque 117 d’entre eux en sont revenus. C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) sur base des chiffres arrêtés à la fin du mois de janvier. Il répondait à une question écrite du député Koen Metsu (N-VA).

Près de la moitié (197 sur 451) de ces "combattants étrangers" ou candidats sont originaires de la Région bruxelloise, alors que 105 viennent de la province d'Anvers, a précisé le ministre Jambon en réponse au député Koen Metsu, qui a rendu ces chiffres publics lundi.

Les Belges partis combattre en Syrie se répartissent en quatre catégories: ceux qui s'y trouvent actuellement - ils sont au nombre de 269 -, ceux qui sont "en route" (6), ceux qui sont rentrés au pays (117), alors que 59 candidats ont "raté leur départ", selon les chiffres datant du 28 janvier.

La Région de Bruxelles-Capitale fournit le plus gros contingent, avec 197 personnes, dont 112 se trouveraient en Syrie alors que 59 sont rentrées en Belgique.

La Flandre compte pour sa part 195 combattants, dont 133 sont sur place et 36 sont revenus. La Wallonie abrite vingt ex-combattants djihadistes, alors que quatorze de ses habitants se trouvent en Syrie.

Une répartition par communes révèle qu'Anvers compte 93 combattants, loin devant la Ville de Bruxelles et Molenbeek-Saint-Jean (47 combattants chacune), contre 31 à Schaerbeek et 27 à Vilvorde (Brabant flamand).