La Triennale d'art a dépoussiéré l’image de Bruges

La Triennale d’art contemporain et d’architecture qui avait lieu dans la Venise du nord du 20 mai au 18 octobre 2015, autour de la problématique actuelle de l’urbanisation mondiale, a redoré l’image de la ville-musée flamande. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par le bureau d’études MAS. Bruges n’avait plus organisé de triennale d’art depuis 1974.
BELGA/LALMAND

Le bureau d’études MAS a interrogé 800 touristes qui sont restés à Bruges pendant une seule journée ou pour un séjour plus long. Et il a également sondé par téléphone 210 Brugeois. Il en a conclu que 95% des visiteurs qui sont allés à Bruges pendant la Triennale d’art contemporain et d’architecture - c’est-à-dire entre le 20 mai et le 18 octobre derniers - ont regardé de plus près plusieurs œuvres exposées.

Quelque 11% des personnes questionnées affirment même avoir vu tout ce qui était exposé. Et 4% des visiteurs avaient fait le déplacement notamment pour la Triennale. Il faut dire que la Venise du nord n’avait plus organisé pareil événement depuis 41 ans.

Un autre visage de Bruges

Pour les organisateurs de la Triennale, le but premier n’était pas d’attirer davantage de touristes dans la ville déjà très prisée, mais plutôt de montrer un autre visage de la cité historique en y intégrant des œuvres d’art. La ville voulait aussi améliorer son image internationale, constatant qu’elle est trop peu souvent considérée comme une cité moderne et à la mode.

La Triennale avait d’ailleurs fait venir à Bruges des artistes et architectes de renommée mondiale, pour travailler autour de la thématique de l’urbanisation à grande échelle.

Les Brugeois eux-mêmes semblent avoir apprécié l’initiative. Quelque 66% ont affirmé avoir vu les œuvres d’art exposées et 60% réclament de nouvelles initiatives du même genre. Environ 86% des Brugeois questionnés estiment que la Triennale a conféré une image plus positive à leur ville.