Les contrôles aux frontières prolongés de 20 jours

Le gouvernement fédéral a fait savoir à la Commission européenne qu’il veut prolonger de 20 jours les contrôles frontaliers avec la France, au littoral. L’information a été confirmée par le cabinet du ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA). Ces contrôles ont été introduits il y a une semaine, alors que les autorités françaises s’apprêtaient à démanteler le grand camp de réfugiés installé à Calais.
Kurt Desplenter

A l'origine, les contrôles étaient ciblés sur la frontière avec la France pour une période d'un mois, explique le cabinet du ministre de l’Intérieur Jambon. La Commission européenne a cependant estimé que ce n'était pas l'article 24, mais l'article 25 qui s'appliquait, ce qui ne rendait possible les contrôles que pour dix jours à la base.

La prolongation sollicitée, de deux fois dix jours, doit porter la période de contrôles à un mois. Si nécessaire, cette période pourra ensuite être portée à deux mois. S'il s'avérait que ce n'est toujours pas suffisant, d'autres options sont sur la table, assure le cabinet du ministre Jambon (N-VA), qui souhaite cependant attendre de voir si ce sera nécessaire.

Kurt Desplenter

La Commission a un plan pour revenir à l’Espace Schengen normal

La Commission européenne a présenté ce vendredi sa feuille de route visant à revenir à un fonctionnement normal de l'Espace Schengen, sans contrôles aux frontières intérieures, au plus tard à la fin de l'année 2016.

La feuille de route reprend des actions déjà annoncées, comme la création d'un corps européen de garde-côtes et garde-frontières, pour mieux protéger les frontières extérieures de l'Union, ou l'aide humanitaire octroyée à la Grèce pour lui permettre de gérer l'afflux de demandeurs d'asile qui arrivent sur son territoire depuis la Turquie.

La Commission européenne appelle aussi les États membres à passer, en matière de contrôles aux frontières internes, d'une approche éclatée à une approche cohérente. Huit pays européens ont rétabli, de manière unilatérale, des contrôles à leurs frontières, relève la Commission. Elle rappelle le coût que la généralisation de cette mesure entrainerait. Le démantèlement de l'Espace Schengen coûterait directement de 5 à 18 milliards d'euros par an.

La Commission espère pouvoir revenir à un fonctionnement normal de l'Espace Schengen au plus tard à la fin de cette année. "La coopération avec la Turquie, et le sommet UE-Turquie de lundi, sont cruciaux", a souligné ce vendredi le commissaire européen aux Affaires intérieures Dimitris Avramopoulos. Il a reconnu que l'Europe était "dans un moment critique". "Mais ce n'est pas le premier", a-t-il ajouté.