Les militaires surveilleront aussi les sites nucléaires

Tant les centrales de Doel et Tihange que les sites nucléaires en Belgique seront dorénavant aussi surveillés par des militaires. C’est ce qu’a décidé le Conseil national de sécurité à la suite d’une nouvelle analyse du niveau de la menace terroriste. Le fournisseur d’énergie Electrabel assumera les coûts de cette mission de surveillance.

Quelque 140 militaires sont prévus pour surveiller dorénavant aussi les centrales et sites nucléaires dans le pays. Cette mesure de sécurité renforcée fait notamment suite à la découverte récente d’une caméra cachée qui filmait la maison d’un patron du secteur nucléaire belge. Il n’est pas encore clair pourquoi l’homme et été filmé ni par qui.

Les images filmées ont été retrouvées sous forme de petit film dans l’appartement d’un Bruxellois suspecté d’activités terroristes, qui avait été arrêté fin novembre, après les attentats de Paris. La décision de faire surveiller les centrales et sites nucléaires survient après une réévaluation du niveau de la menace.

Après l'avis du Comité stratégique du renseignement et de la sécurité, le niveau général de la menace est maintenu à 3 (sur l'échelle de 4). 

D’autre part, l’armée continuera pendant encore certainement un mois à surveiller toute une série d’endroits stratégiques en Belgique. Le conseil des ministres a renouvelé ce vendredi le déploiement d'un millier de militaires maximum, dont 740 au plus en rue. 

Nicolas Maeterlinck