L’enregistrement des demandes d’asile a été modifié

Depuis le début de cette semaine, tout candidat à l’asile qui se présente pour la première fois pour être enregistré en Belgique est d’abord envoyé dans un centre de pré-accueil, après que ses empreintes digitales aient été prises à l’Office des étrangers. "Un contrôle supplémentaire de sécurité", explique le Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration. "Un moyen dissuasif", estime par contre l’organisation flamande pour les réfugiés Vluchtelingenwerk Vlaanderen.

Les réfugiés qui veulent introduire une demande d’asile en Belgique doivent se présenter en premier lieu à l’Office des étrangers. A l’automne dernier, les candidats à l’asile se pressaient en de longues files devant l’Office à Bruxelles, mais une fois qu’ils y étaient admis (cela pouvait prendre des semaines) leur procédure pouvait immédiatement commencer.

Maintenant que l’afflux des réfugiés a quelque peu diminué, le Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (photo), propose une procédure légèrement modifiée. L’information rapportée ce jeudi par les quotidiens De Morgen et De Standaard a été confirmée à la rédaction de la VRT.

Depuis le début de cette semaine, les demandeurs d’asile qui se présentent à l’Office des étrangers doivent donc fournir une série d’informations sur eux-mêmes, mais aussi une adresse où l’Office et le Commissariat général aux Réfugiés et Apatrides peuvent envoyer toute la correspondance.

Une photo du demandeur d’asile est prise. Elle figure sur le document qui sert de preuve de la demande d’asile. Pour les réfugiés qui ont 14 ans et plus, leurs empreintes digitales sont prises. Ceci permet à l’Office des étrangers de vérifier si le candidat a déjà demandé l’asile dans un autre pays de l’Union européenne et s’il est entré dans l’Union par un autre pays que la Belgique.

Pré-accueil avant d’entamer la procédure d’enregistrement

Depuis le début de cette semaine, les candidats à l’asile sont ensuite envoyés pendant une journée dans un centre de pré-accueil. Ce n’est qu’après cela que la procédure d’enregistrement de leur demande peut commencer. Theo Francken explique qu’il s’agit d’un contrôle supplémentaire de sécurité. Les empreintes digitales peuvent ainsi être comparées avec plusieurs banques de données, pour vérifier notamment si le réfugié ne représente pas un danger pour l’ordre public.

Les autorités espèrent dissuader ainsi les migrants de passage, qui ne font que transiter par la Belgique pour tenter de se rendre dans un autre pays.

L’organisation flamande d’aide aux réfugiés Vluchtelingenwerk Vlaanderen estime que cette nouvelle mesure sert surtout à dissuader les candidats à l’asile. "Au départ, seuls 250 demandeurs d’asile par jour pouvaient introduire une demande. Maintenant ce n’est plus que 60 par jour", explique Charlotte Vandycke. "L’administration a aussi ajouté une barrière en faisant attendre tous les réfugiés, quels que soit le nombre de candidats et le nombre de places disponibles".

Ces dernières semaines, un nombre moins important de réfugiés se sont présentés à l’Office des étrangers, indique la Croix Rouge. Ils étaient environ 115 par jour.