La douane scannera des avions pour démasquer la contrefaçon

La douane belge a commandé récemment un scanner pour avions et hélicoptères qui est capable de détecter la présence de produits de contrebande qui sont dissimulés à l’intérieur des appareils. Ce système, acheté pour 2,3 millions d’euros à la société néerlandaise Bavak, sera installé à Brussels Airport.

Fin 2014, les services de douane d’Anvers commençaient déjà à utiliser un "backscatterscanner". Il s’agit d’un scanner à rayons X installé dans un minibus, avec lequel on passe le long de rangées de conteneurs pour voir s’ils contiennent des stupéfiants, des armes, du tabac ou d’autres marchandises en contrebande.

La douane belge vient maintenant de commander un scanner destiné à l’aéroport de Zaventem. Sa particularité est qu’il peut aussi être utilisé pour détecter la présence de contrefaçon dans des avions et hélicoptères. Le scanner mobile sera principalement utilisé dans la lutte contre le commerce illégal de cigarettes et le transport de stupéfiants via la technique du 'rip-off'.

Cette méthode consiste à dissimuler de la drogue ou autres produits de contrebande dans les portes ou les dispositifs de réfrigération des avions, si bien que les trafiquants n'ont plus qu'à récupérer la marchandise à l'arrivée.

Contrôles plus efficaces

Selon le service public fédéral Finances, ce scanner permettra d'effectuer des contrôles plus efficaces, plus ciblés et plus rapides. Outre les avions, il pourra également analyser des voitures, bus et camionnettes ou encore des véhicules agricoles.

Le service public ajoute que l'appareil contribuera aussi à la lutte contre le terrorisme. Au total, ce sont 12 millions d'euros qui ont été investis pour l'acquisition de ce nouveau scanner, mais aussi de scanners à bagages supplémentaires destinés aux aéroports de Zaventem, de Liège et Charleroi. La douane investit aussi dans une amélioration des scanners en place dans les ports d'Anvers et de Bruges.