Le logo de La Gantoise blessant pour la communauté cheyenne

La tête d'Indien qui figure sur le logo de La Gantoise et les mascottes du club de football, Buffalo Ben et Squaw Mel, sont blessantes pour les populations autochtones d'Amérique, d'après l'activiste cheyenne Suzan Shown Harjo. Cette dernière demande à La Gantoise de les bannir de la Ghelamco Arena.
BELGA/FAHY

Suzan Shown Harjo mène depuis déjà plusieurs années un combat contre les clubs sportifs dont les noms ou logos sont jugés offensants pour les Amérindiens.

Cette activiste de 70 ans s'en prend cette fois à La Gantoise. "Même si le club a les meilleures intentions, son logo et l'usage de ses mascottes sont complètement faux", affirme-t-elle.

"Nous avons beaucoup de respect pour Mme Harjo, mais aucune intention raciste ne se cache derrière notre logo ou nos mascottes", a réagi le directeur de la communication de La Gantoise.

Le club de football AAGent ne les changera pas. Il envisage seulement de ne plus employer le terme "squaw", qui désigne les femmes amérindiennes mais dont l'usage historique est considéré par certains comme injurieux.

Sur son site internet le club gantois donne plus d'information sur l'origine de son logo et de sa mascotte.

"Les joueurs de La Gantoise sont surnommés les Buffalo's car depuis les années '20, le cri Buffalo! Buffalo! AA Gent résonne dans les tribunes".

Une tête d'Indien orne le drapeau de La Gantoise depuis 1924 et depuis 2011, Buffalo Ben joue le rôle de la mascotte du club. Depuis 2010, il est accompagné de Squaw Mel.

"L'origine du cri Buffalo remonte à 1895 lors de la venue à Gand du cirque de l'Américain William Cody plus connu sous le nom de Buffalo Bill. Lors de son spectacle, le public avait été invité à crier Buffalo! Buffalo!.

Après le passage de William Cody, les étudiants gantoise ont introduit ce cri dans la vie estudiantine. C'est ainsi que le roi Albert Ier fut accueilli au cri de Buffalo! Buffalo! lors de sa venue à l'Université de Gand, en 1913".