"On pourrait maintenir le coût de l'accueil des réfugiés en dehors du budget"

"Il y a beaucoup de chance pour que le coût de l’accueil des réfugiés puisse être maintenu en dehors du calcul du budget". C’est la commissaire européenne à l'Emploi et aux Affaires sociales, Marianne Thyssen qui a fait cette déclaration lors de l’émission dominicale de la VRT "De zevende dag". "Je pense qu’il n’y aura pas de problèmes" a-t-elle ajouté.

Le gouvernement fédéral est toujours à la recherche d'environ 3,2 milliards d'euros pour ramener le budget 2016 à l'équilibre en 2018 comme cela figure dans l ’accord de gouvernement.

A cela s’ajoute encore le coût de l'asile pour 2016, soit 650 millions d'euros. De quoi alourdir l'addition finale si l'Europe ne neutralise pas ces dépenses de notre budget.

Vendredi, le vice-Premier ministre Kris Peeters (CD&V) s'était montré très pessimiste à ce sujet.

Mais la Commissaire Marianne Thyssen ne partage pas cet avis.  "Nous avions convenu l’an dernier déjà avec la Commission européenne d’une clause de flexibilité qui permettait de ne pas prendre en compte certaines dépenses lorsqu’il s’agit d’évaluer le budget. Nous avions déjà annoncé que les coûts liés à l’afflux de réfugiés sont des coûts extraordinaires qui entrent en ligne de compte dans cette clause".

En d’autres termes, la Commission européenne serait disposée à ne pas prendre en compte les coûts liés à la crise des réfugiés. "Cela devra être examiné de manière séparée pour chaque pays. Ces coûts sont-ils vraiment supplémentaires ? Quelle est leur importance ? Mais il y a beaucoup de chance pour que cela se fasse pour la Belgique. Je pense que cela ne posera aucun problème".

De son côté le vice-Premier ministre MR, Didier Reynders s’est dit satisfait des déclarations de Marianne Thyssen même s’il a ajouté espérer que les 400 millions liés aux mesures de sécurité pourront aussi être maintenus en dehors du budget. Cela reste très difficile", a-t-il conclu lors du "Zevende dag".

Didier Reynders n’a pas exclu le recours à de nouveaux impôts. "mais pas des impôts sur les personnes".

"Il faudra faire des économies dans tous les domaines", a-t-il ajouté. "Mais aussi réaliser des réformes structurelles par exemple en matière de soins de santé ou du marché du travail. "Notre tâche est de ramener le budget 2016 de l’Etat sur la trajectoire budgétaire qui doit permettre un retour à l’équilibre en 2018".

Le président de la N-VA, Bart De Wever (photo), a lui aussi indiqué que son parti déposera une liste de propositions pour boucler rapidement le conclave budgétaire, mais sans fournir de détails.

Il a rappelé que le parti nationaliste flamand n'était pas favorable à une hausse des impôts. "Mais j'ignore ce que chacun va mettre sur la table", a-t-il précisé lors de De Zevende Dag.

Un comité ministériel restreint doit se réunir dimanche à 15h00 pour poursuivre les discussions budgétaires.