"Les opérations de police se poursuivent"

Les opérations de police se poursuivent, a indiqué mercredi matin le Premier ministre Charles Michel, au lendemain d'une spectaculaire intervention antiterroriste belgo-française liée aux attentats de Paris de novembre, au cours de laquelle un suspect armé d'une Kalachnikov a été tué. Les quatre agents qui avaient été légèrement blessés lors de la fusillade qui a éclaté à Forest ont pu quitter l'hôpital.
AFP or licencors

Interrogé sur le point de savoir si deux hommes étaient en fuite, comme le rapportent des médias belges, M. Michel a répondu: "Le parquet s'exprimera. Les opérations de police se poursuivent".

"Des opérations de police se sont poursuivies tout au au long de la nuit", a ajouté le Premier ministre, en insistant sur "la mobilisation maximale des policiers et des magistrats".

Charles Michel a appelé "la population à rester calme". Un conseil national de sécurité, qui réunit les principaux ministres et responsables des services de sécurité belges, est également attendu mercredi.

L'identification du suspect tué "est en cours", avait indiqué tard mardi le parquet fédéral, précisant toutefois qu'il ne s'agissait pas de Salah Abdeslam.

Ce suspect clé des attentats de Paris est toujours en fuite. Une source policière française avait expliqué plus tôt que l'opération de mardi ne le visait pas mais concernait "l'entourage d'un ou plusieurs des 11 inculpés belges".

Trois policiers belges et une collègue française ont été légèrement blessés au cours de leur intervention, ont précisé les autorités.

Les policiers blessés ont pu quitter l'hôpital

Les quatre agents qui avaient été légèrement blessés lors de la fusillade qui a éclaté mardi à Forest, lors d'une perquisition, ont pu quitter l'hôpital, a indiqué le ministre de l'Intérieur Jan Jambon sur les ondes de Radio 1 (VRT). Deux d'entre eux avaient déjà pu regagner leur domicile mardi.

Lors de l'opération, une ou plusieurs personnes ont tiré sur les policiers dès l'ouverture de la porte par les forces de l'ordre. Quatre policiers ont été blessés: trois dans un premier temps, dont une policière française, puis le quatrième pendant des échanges de coups de feu.

Interrogé sur la manière dont la police avait évalué la situation et si elle ne l'avait pas sous-estimée, M. Jambon a répondu que chaque perquisition faisait toujours l'objet d'une évaluation des risques. "Si l'opération est considérée comme dangereuse, la Direction des Unités Spéciales (DSU) s'en charge. Mais les terroristes n'attendent pas derrière la porte que les forces de l'ordre entrent, ce sont des professionnels qui se jouent de la police. Neuf fois sur dix, l'évaluation est correcte, mais parfois il en va autrement".

Selon M. Jambon, les critiques sont toutefois inappropriées à ce stade de l'enquête, "alors que la police s'y investit jour et nuit".

Situation normalisée dans le quartier concerné

Les écoles et crèches qui avaient été bouclées à la suite de la fusillade ont rouvert mercredi matin, peu après les dernières perquisitions qui ont eu lieu vers 6 heures. Le périmètre de sécurité a été levé et la circulation des transports publics a repris normalement.

Les écoles et crèches concernées ont pu rouvrir, a-t-on appris auprès de la commune de Forest. Selon le bourgmestre Marc Jean Ghyssels, interrogé sur les ondes de la RTBF, "il n'y avait pas de menace spécifique qui pesait sur ces établissements ou sur le public. C'est juste une perquisition qui a mal tourné".

La circulation des bus et trams a également repris normalement mercredi matin, après avoir été temporairement suspendue à l'aube entre la place Saint-Denis et la chaussée de Neerstalle, a affirmé une porte-parole de la Stib.