Brussels Airport : "les activités pourraient reprendre au plus tôt mercredi"

Un exercice de simulation de grande envergure aura lieu ce mardi après-midi à Brussels Airport où le hall des départs a été dévasté par deux explosions, il y a une semaine. Selon la porte-parole Anke Fransen "Certains vols pourraient reprendre au plus tôt demain (mercredi) après-midi".

Cet exercice doit donner des indications sur la possibilité d’une reprise partielle du trafic qui pourrait intervenir "au mieux" mercredi. "Mais pour cela il faut qu’un certain nombre de conditions importantes soient remplies" a indiqué à la VRT la porte-parole de l’aéroport Anke Fransen.

"Je ne veux pas faire de spéculations. Actuellement nous ne faisons que des projets à très court terme. Certains vols pourraient reprendre au plus tôt demain (mercredi) après-midi mais nous ne serons fixé que demain".

Des travaux de constructions temporaires ont été entamés ces derniers jours au niveau le plus bas de l’aéroport où une zone a été aménagée avec des comptoirs d'enregistrement temporaires, étant donné que le hall des départs ne peut toujours pas être utilisé, une semaine après les attentats.

La porte-parole Anke Fransen préfère utiliser le mot "grands halls" plutôt que de "tentes" pour désigner ces infrastructures temporaires. Des checkpoints ont été installés avec des comptoirs d’enregistrements et une zone de bagages. Les passagers pourront s'y présenter pour leur enregistrement à bord ainsi que celui de leurs bagages en soute.

Le trajet se poursuivra via un escalier de service en direction de la plateforme de contrôle de sûreté du Connector qui n'a souffert d'aucun dommage à la suite des attentats.

Le contrôle des passagers et des bagages à main s'effectuera comme en temps normal.

Ce mardi après-midi 800 volontaires parmi les employés de l'aéroport pourront tester les infrastructures temporaires d'enregistrement.

Ces volontaires joueront le rôle des voyageurs. L’aéroport veut examiner si ces constructions temporaires peuvent accueillir dans un premier temps une capacité de 20%.

"Outre les aspects techniques et les questions de sécurité l’aspect psychologique est aussi important" ajoute Anke Fransen. "C’est l’occasion de permettre au personnel de s’exprimer. Le personnel doit être prêt à redémarrer" a-t-elle ajouté.