L’aéroport de Bruxelles reste fermé jusqu’à nouvel ordre

L'aéroport, dont le hall des départs a été dévasté par un double attentat-suicide, a testé mardi des infrastructures temporaires, avec une simulation de reprise partielle de l'activité. Celle-ci n'a toutefois pas livré tous ses enseignements. Brussels Airport a ainsi annoncé le maintien de la fermeture de l'aéroport jusqu'à jeudi après-midi au moins.

Étant donné que le hall d'entrée de l'aéroport sera inutilisable durant plusieurs mois, Brussels Airport élabore une procédure provisoire d'enregistrement afin de pouvoir utiliser l'aéroport au moins partiellement. Cette alternative a été testée mardi par 800 collaborateurs de l'aéroport.

Selon des sources proches de l'aéroport, le principal problème est lié aux contrôles de sécurité à l'arrivée. L'enregistrement et le traitement des bagages se dérouleraient eux de manière fluide.

Ce mercredi, Brussels Airport a annoncé que l'aéroport de Zaventem restera fermé au trafic des voyageurs au moins jusqu'à jeudi après-midi. La société gestionnaire a précisé que la simulation de mardi n'avait pas encore livré tous ses enseignements. "L'évaluation de ce test est toujours en cours et se poursuivra jusqu'à jeudi après-midi au moins. Aucun vol commercial d'ici là", a écrit Brussels Airport dans un tweet en anglais.

En attendant, les vols passagers continueront à être déviés vers d'autres aéroports belges ou étrangers. 

Un manque à gagner de 5 millions par jour

La capitale belge, frappée le 22 mars à 07h58 par un double attentat-suicide à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem puis, environ une heure plus tard, par un troisième kamikaze dans le métro, garde encore des stigmates des attaques.

L'aéroport ne pourra pas encore rouvrir mercredi comme espéré un temps par la société gestionnaire Brussels Airport, qui a déjà prévenu qu'un retour à la normale prendrait "des mois". Une fermeture lourde de conséquences: la compagnie Brussels Airlines a dit à l'AFP vivre "la plus grande crise" de son histoire, avec un manque à gagner de cinq millions d'euros par jour.

La circulation des métros est quant à elle également toujours perturbée. 

"Depuis mardi, on réalise l'impossible tous les jours"

"Depuis mardi, on réalise l'impossible tous les jours", affirme dans l'Echo mercredi Bernard Gustin, CEO de la compagnie aérienne Brussels Airlines.

"Dès que des vols seront annoncés de Bruxelles, même si les premiers vols seront peut-être vides, j'ai confiance qu'ils se rempliront très vite", affirme encore le patron de Brussels Airlines.

Il estime que si le feu vert pour le redémarrage des opérations à Bruxelles est donné en soirée, "il nous faudrait une matinée pour redémarrer des vols européens point à point en début d'après-midi". Les longs courriers sont les plus difficiles d'un point de vue logistique.