Sven Mary plus autorisé à parler à la presse

Depuis une douzaine de jours, Sven Mary (photo) l’avocat de Salah Abdeslam - encore principal suspect des attentats du 13 novembre à Paris -, n’est plus autorisé à s’exprimer dans la presse sur les attentats parisiens sans avoir obtenu au préalable le consentement de son bâtonnier. C’est ce qu’indiquent les quotidiens De Standaard et du groupe Sudpresse.

Sous la ferme recommandation du bâtonnier de l'ordre néerlandophone du barreau de Bruxelles, l'avocat Sven Mary est contraint de décliner toute demande d'interview. S'il prend la parole en tant qu'avocat de Salah Abdeslam, notamment au terme de l'audience en chambre du Conseil jeudi, Sven Mary s'expose à des sanctions disciplinaires.

L’avocat, de son côté, juge inacceptable qu’il ne puisse parler à personne. "Les procureurs français citent des passages entiers des auditions de mon client, mais moi je ne peux donner d’interview sans autorisation : c’est totalement inconséquent", s’indignait Mary.

"Si je ne peux rien dire sur Abdeslam, alors mon bâtonnier doit répondre aux 100 journalistes qui m’attendent. Elle doit riposter aux milliers d’attaques que je dois encaisser en silence. Elle doit prendre ses responsabilités et me défendre si je dois me taire. Si ce n’est pas le cas, nous sommes proches d’une dictature".

Les avocats d'autres suspects impliqués dans les attentats de Paris, qui défendent notamment Mohamed Amri et Amza Attout, ont reçu les mêmes directives de la part de leur bâtonnier.