Le syndicat socialiste des cheminots rejette le projet d’accord social

Le syndicat socialiste CGSP-Cheminots a rejeté à une large majorité le projet d'accord social au sein de la SNCB. Aucune action n'est prévue pour l'instant. Le syndicat chrétien CSC avait lui accepté le projet d’accord le mois dernier. En principe l’approbation d’un seul syndicat est suffisant.

Le protocole d’accord entre la direction de la SNCB, d'Infrabel, de HR-Rail et les syndicats avait été présenté début mars. Dans ce projet d’accord figure une perte d’environ 2.000 postes de travail au cours des trois prochaines années. Un système de prime simplifié qui ne devrait pas menacer le pouvoir d’achat du personnel.

Le syndicat chrétien ACV-CSC-Transcom avait approuvé le projet quelques semaines plus tard malgré l’opposition de l’aile wallonne.

Mais pour le syndicat socialiste qui avait mené seul des actions de grève aussi bien l’aile flamande ACOD Spoor que l’aile francophone CGSP Cheminots rejettent le projet d’accord.

"Le niveau d'emploi, les garanties insuffisantes quant à la structure de la SNCB, le statut du personnel et le manque de compensation face aux efforts fournis par les travailleurs" constituent les principales pierres d'achoppement pour le syndicat socialiste.

"Pour l'instant, aucune action n'est prévue", a toutefois indiqué la CGSP dans un communiqué. La CGSP précise que tant du côté de l'aile francophone que néerlandophone, une majorité rejette le projet. Côté CSC, le projet a été approuvé au niveau national malgré un vote opposé, quasi unanime de l'aile francophone de la CSC-Transcom.

Les syndicats transmettront leurs points de vue aux différentes directions (SNCB, Infrabel et HR-Rail) lors d'une comité de direction prévu le 20 avril. L'approbation par l'ACV-Transcom (CSC) est suffisante pour approuver le projet d'accord.