Un test pour détecter le virus Zika élaboré à Anvers

L’Institut de médecine tropicale d’Anvers (photo) a mis au point un test qui permet de détecter avec précision une infection par le virus Zika après la phase aiguë de l’infection. Jusqu’à présent on ne pouvait le détecter que pendant la maladie. Les chercheurs belges sont les premiers au monde à avoir élaboré ce type de test. Les personnes qui ont eu le virus y ont développé une immunité, ce qui est particulièrement important pour les femmes qui sont enceintes ou veulent avoir un bébé. Un diagnostic correct s’avère donc essentiel.

Le flavivirus Zika, qui provoque la fièvre Zika, est transmis à l'homme par des moustiques du genre Aedes. Seule une personne infectée sur cinq développe la maladie.

Pour établir un diagnostic précis d'infection, l'Institut de médecine tropicale d’Anvers (IMT) recourait jusqu’à présent à un test moléculaire, mais ce dernier n'était utile que cinq à sept jours après l'infection. Passée cette période, il était possible de rechercher des anticorps indiquant une exposition au virus, mais les tests n'étaient pas précis.

Le nouveau test développé "en moins de deux mois" par l'IMT "permet de réaliser un diagnostic de certitude", se félicite l'Institut.

"Le test de neutralisation est réalisé au laboratoire avec un échantillon de sang d'un patient et nous y avons ajouté le virus. Nous pouvons donc voir s'il y a des anticorps spécifiques présents et nous pouvons les distinguer des réactions croisées avec des virus connexes", explique le professeur Kevin Ariën, chef de l'Unité de Virologie de l'IMT.

Chaque semaine, le laboratoire clinique de l'IMT analyse entre 20 et 40 échantillons de sang, d'urine et de sperme à la recherche du virus Zika. Au total, 12 infections avec le virus ont déjà été détectées, parmi lesquelles trois ont été confirmées à l'aide du nouveau test.

L'Institut anversois de réputation mondiale conseille aux femmes enceintes de ne pas voyager dans les zones touchées par le virus Zika.