Le camp de Sijsele évacué à la suite d’une "menace concrète"

Tous les 357 demandeurs d’asile logés dans le camp d’accueil d’urgence de Sijsele, en Flandre occidentale, ont été évacués ce samedi à l’aube par de nombreux policiers et emmenés dans le parc de sport de Moerkerke. En cause, une menace concrète enregistrée à l’encontre du camp provisoire. Les bâtiments et terrains ont été inspectés par les forces de l’ordre, qui n'ont rien trouvé. Les demandeurs d'asile ont pu y retourner en début d'après-midi.

Vers 6h30, ce samedi matin, tous les demandeurs d’asile logés au centre provisoire de Sijsele ont été réveillés et emmenés d’urgence par la police au parc de sport de Moerkerke. Ils devaient y rester jusqu’à ce que les forces de l’ordre aient pu inspecter le centre d’accueil et analyser d’où venait la menace.

"Une menace concrète est arrivée à l’administration communale concernant le centre d’accueil d’urgence pour demandeurs d’asile", expliquait le bourgmestre de Damme, Joachim Coens. "Il s’agit d’une lettre qui fait état d’une menace, ce qui représente un danger pour les habitants du centre d’accueil. Nous voulons vérifier s’il y a des traces sur le terrain".

La lettre écrite en néerlandais stipulait que des explosifs se trouvaient dans le camp et exploseraient ce samedi vers 9h45. 

La lettre de menace était arrivée avant-hier. Les recherches effectuées n’avaient pas permis de découvrir quoi que ce soit. Mais comme le moment de la menace se situait ce samedi, les autorités ont décidé d’évacuer le centre. "Tout s’est passé dans le calme. Quand l’enquête sera terminée, les habitants pourront retourner au centre provisoire", précisait encore le bourgmestre Coens.

Des chiens renifleurs ont été utilisés ce samedi, mais rien de suspect n'a été découvert dans le camp. Les demandeurs d'asile ont donc pu commencer à y retourner en début d'après-midi.

La section brugeoise du parquet de Flandre occidentale espère mettre la main sur l'auteur de la lettre. Il devra rembourser les coûts élevés engendrés par ce qui ressemble fort à une mauvaise plaisanterie.