Des milliers de citoyens unis pour la paix et le respect

Les organisateurs attendaient 15.000 participants. Ils étaient finalement 7.000 citoyens, selon la police (10.000 selon les organisateurs), à marcher contre la haine et la terreur au centre de Bruxelles ce dimanche. Parmi eux, des proches de victimes des attentats du 22 mars, mais aussi des personnalités politiques et des représentants de différentes confessions. La marche s’est terminée dans la sérénité, vers 17h à la Place Fontainas, sur des discours appelant à l’unité contre la haine.

Selon le comptage de la police, quelque 7.000 personnes ont pris part au cortège au départ de la Gare du Nord, vers 14h. Elles ont été rejointes en chemin, comme prévu, par plusieurs centaines de citoyens venant de Molenbeek. Des manifestants s'étaient par ailleurs regroupés à l'arrivée place de la Bourse et place Fontainas. Aucun incident n'a été signalé pendant l’événement citoyen qui aura duré environ 4 heures.

Plusieurs élus politiques étaient présents, parmi lesquels de nombreux représentants du PS, d'Ecolo ou du PTB, mais aussi des membres du gouvernement fédéral. Des écoliers de Molenbeek portaient des messages de paix, dont celui "Pas au nom de l’islam".

Des discours ont été tenus à l’arrivée place Fontainas par des représentants du personnel de l'aéroport de Zaventem, des agents de la société bruxelloise de transport Stib, des proches des victimes des attentats, mais aussi des représentants desdifférents cultes religieux.

"Les travailleurs et les voyageurs de la Stib, victimes de la même folie meurtrière, sont unis dans la douleur mais déjà debout contre la haine et la terreur", a exprimé un représentant du personnel de la Stib.

Salah Echallaoui (photo d'archives), président de l'Exécutif musulman, a tenu à adresser un message à la jeunesse. "En réponse à la violence impitoyable qui touche des innocents, il faut resserrer les rangs, au-delà de nos différences, trouver les moyens de préserver l'humanité de notre société et préparer un nouvel avenir. La stratégie de la terreur veut polariser les communautés les unes contre les autres. Cette stratégie de la violence et du nihilisme est aussi une lutte pour conquérir les "hearts and minds" de notre jeunesse. Nous nous devons de réagir. Alors que certains inculquent la haine de l'autre et incitent à la violence, nous devons enseigner avec fermeté le respect des autres et l'amour de la paix aux nouvelles générations."

Un appel a été lancé à manifester dimanche prochain contre l'achat de 34 nouveaux avions de combat par le gouvernement belge pour 15 milliards de dollars.