2015 a été une excellente année pour le textile belge

L’an dernier, le chiffre d’affaires de l’industrie textile a connu une augmentation de 6,7%, indique Fedustria. Des résultats que le secteur n’avait plus connu depuis le milieu des années 1990, portés notamment par la faiblesse de l’euro. Pour 2016, l’organisation professionnelle de l’industrie belge du textile, du bois et de l’ameublement s’attend à des résultats moins spectaculaires.

Les secteurs du bois et de l’ameublement ont quant à eux vu leur chiffre d'affaires croître plus légèrement, de respectivement 2,2% et 1,9%. L'exportation, aidée par la faiblesse de l'euro, a porté l'industrie. L'an dernier, les trois secteurs confondus ont vu leurs exportations progresser de 7,6%.

L'année a été particulièrement bonne pour l'industrie du textile, grâce à la coïncidence de différents facteurs: une demande croissante et une conjoncture favorable en Europe (+6,1% en exportation sur le continent) et la faiblesse de la monnaie unique face au dollar américain et à la livre sterling. De plus, "contrairement à ce qui se passait par le passé, l'euro meilleur marché n'a pas été couplé en 2015 à une hausse des prix des matières premières", détaille Fedustria.

Le secteur de l'ameublement a connu une croissance plus modérée. Les ventes sur le marché intérieur - qui représentent la moitié du chiffre d'affaires - ont augmenté d'1,5%, mais à l'exportation, les pays voisins (France, Pays-Bas, Allemagne) continuent d'occuper les places dominantes.

L'industrie de transformation du bois a pour sa part vu ses exportations augmenter de 4,8%.

Récemment, on avait également appris que pour la première fois depuis 30 ans, des emplois ont à nouveau pu être créés dans le secteur belge du textile. "L’augmentation des emplois date du premier trimestre 2015. Les mois qui ont suivi, le niveau élevé a pu être plus ou moins maintenu (à 20.000 emplois). C’est une prestation", déclarait Fedustria mercredi.

Prévisions prudentes pour 2016

Pour l’année en cours, la Fédération s'attend à une légère croissance dans les trois domaines tant de la production que du chiffre d'affaires. Elle craint cependant que "le ralentissement de la croissance partout dans le monde et l'augmentation des risques (problématique des réfugiés, menace terroriste, risque d'un Brexit, l'espace Schengen sous pression, entrave aux échanges commerciaux, etc.)" puissent "provoquer un renversement de perspective au cours de 2016".

Elle déplore également que l'inflation en Belgique vide le saut d'index de sa substance et redoute que le prix du bois n'augmente considérablement pour l'industrie, "en raison des centrales biomasse planifiées dans notre pays" dans le cadre des objectifs climatiques européens.