Les agents pénitentiaires rejettent le protocole d’accord de Koen Geens

Les agents pénitentiaires de la plupart des prisons de Wallonie et de Bruxelles ont rejeté en masse le protocole d'accord établi vendredi soir entre les syndicats et le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V).

Après Namur, Forest, Tournai, Lantin et Andenne, ce sont les agents pénitentiaires des prisons de Mons et de Saint-Hubert qui viennent de rejeter le protocole. Pour le responsable syndical CSC David Froissart, le ministre Geens joue avec le feu.

"Bien que démenties par son cabinet, ses déclarations sur Twitter constituent la goutte qui fait déborder le vase. Il promet 405 engagements, mais ce n'est bien qu'une promesse, sans la moindre garantie. Par ailleurs, il annonce vouloir instaurer un service minimum, c'est inacceptable", dénonce le délégué.

"Voilà treize jours que nous demandons au ministre Geens qu'il n'y ait pas de restructuration dans les prisons", commente le délégué syndical de la prison de Lantin. "Nous poursuivrons notre action au finish, jusqu'à ce que nous soyons entendus".

A titre d'exemple, le délégué syndical précise que la maison d'arrêt de la prison de Lantin héberge actuellement 580 détenus alors que la capacité d'accueil est normalement limitée à 340 places. "Nous travaillons aujourd'hui avec trois agents pour 80 détenus, c'est intenable", conclut-il.

Quant aux agents de Nivelles, ils doivent se réunir dimanche. "Je suis en contact avec la délégation nivelloise et je sais qu'ils ont bien l'intention de poursuivre aussi le mouvement au finish", conclut David Froissart.