Siegfried Bracke ne veut pas d’espace de prière à l’université de Gand

Le président de la Chambre Siegfried Bracke (N-VA) qui est aussi conseiller communal à Gand et membre du conseil d’administration de l’UGent s’oppose à l’installation d’espace de prière à l'université. "Aussi bien pour des raisons pratiques que de principe" a-t-il déclaré au quotidien De Morgen.

Pour l’émission "De wereld vandaag" sur Radio 1 (VRT) un reportage a été effectué dans les différentes universités flamandes et il s’avère que celles-ci disposent souvent sur leur campus d’espace de calme où il est éventuellement possible aux étudiants musulmans ou aux membres du personnel de prier.

A la demande de la communauté musulmane, il y a à l’université de Gand depuis les années ’80 un espace de calme. Les universités de Hasselt, Anvers et Louvain offrent des locaux pour les prière et la méditation. Mais aucune de ces initiatives n’est réservée à une seule religion.

La VUB est la seule université flamande à ne pas disposer d’un tel espace.

Pour Siegfried Bracke, interrogé dans le quotidien De Morgen ce samedi ce projet a déjà été discuté deux fois par le collège de gestion de l’université de Gand. Selon lui, ce projet ne s’inscrit pas dans le profil de l’université. "La religion c’est quelque chose que l’on vit chez soi. Il n’y a même pas de chapelle à l’université de Gand et il n’y en a jamais eu".

Selon Siegfried Bracke cette demande d’espace de prière émane d’un petit groupe de membres du personnel. "Nous ferions mieux de leur proposer un cours de citoyenneté ou de néerlandais. Nous devons leur apprendre que nous vivons dans une société civile."

Le débat sur la place des croyants dans l’enseignement en Flandre a été ravivé ces derniers jours après l’annonce par la direction de l’enseignement catholique flamand de sa volonté d’attribuer un espace supplémentaire à l’islam au sein des écoles catholiques flamandes.