800 enseignants en plus pour accueillir les réfugiés

D’après les chiffres de la ministre flamande de l’Enseignement, Hilde Crevits (CD&V), près de 8.500 élèves allophones suivent actuellement l’enseignement primaire et secondaire néerlandophone en Belgique. Les écoles flamandes ont déjà engagé cette année scolaire près de 800 enseignants supplémentaires, pour faire face à l’afflux d’enfants réfugiés.

A priori, il ne semble pas facile de devoir trouver en l’espace de quelques mois près de 800 enseignants supplémentaires. Et pourtant, les écoles primaires et secondaires néerlandophones concernées n’ont apparemment pas eu trop de problèmes pour dénicher des candidats. D’après Ann Devos, coordinatrice des classes pour primo-arrivants allophones dans le réseau de l’enseignement catholique, de nombreux enseignants se sont proposés spontanément.

Pour la première fois, la semaine dernière, on a signalé à Bruxelles qu’il n’était plus possible de trouver des enseignants néerlandophones. Pareille pénurie ne s’était apparemment pas encore fait sentir depuis le début de la crise européenne des réfugiés.

Ann Devos souligne qu’il est important de trouver les enseignants adéquats pour les nouveaux arrivants, qui ne parlent pas encore le néerlandais. La moitié des élèves réfugiés qui suivent l’enseignement secondaire néerlandophone ne savent en effet ni lire ni écrire, ou utilisent un autre alphabet.

Il y a également beaucoup de jeunes qui sont arrivés en Belgique sans leurs parents. Ce qui rend la tâche des enseignants encore plus difficile, parce qu’ils ne peuvent solliciter l’aide de parents.

Depuis peu, l’afflux d’enfants réfugiés non accompagnés a diminué. Ce qui redonne un peu de marge de manœuvre aux écoles néerlandophones.