Aviapartner : accord entre direction et syndicats

Les trois syndicats et la direction de l’entreprise de manutention aéroportuaire ont abouti à un accord mercredi soir, à la suite de la grève du personnel à Brussels Airport. Ce dernier obtient notamment une indemnisation pour une mobilisation dans d’autres aéroports. Quelques perturbations subsistaient ce jeudi matin.

Les conséquences de la grève des bagagistes d'Aviapartner à l'aéroport de Zaventem étaient limitées ce jeudi matin à un vol annulé et plusieurs vols retardés d'une dizaine de minutes, indiquait une porte-parole de Brussels Airport.

"Un vol vers Lyon prévu ce jeudi matin a été annulé", rapportait Anke Fransen. "Un certain nombre d'autres vols partent avec une dizaine de minutes de retard." Vers 10h15 tous les vols retardés étaient partis de Zaventem. Le porte-parole de Jetairfly a, lui, annoncé que les premiers vols de la compagnie étaient partis normalement jeudi matin, bagages compris.

Les trois syndicats et la direction d’Aviapartner ont en effet abouti à un accord mercredi soir. Après sa présentation au personnel, celui-ci avait accepté de reprendre le travail à 21h20. "Nous avons abouti à un accord défendable, nous avons reçu tout ce que nous avons demandé", s'était réjoui Bjorn Vanden Eynde, secrétaire syndical au sein de l'ACV-Transcom.

Il s'agit notamment de l'indemnisation des kilomètres parcourus par le personnel dépêché dans les autres aéroports du pays à la suite des attentats du 22 mars et la fermeture de celui de Zaventem. Un dédommagement de 35 euros par jour est également prévu pour les travailleurs ayant été mobilisés dans des aéroports étrangers, comme à Lille par exemple.

"La crédibilité de l’aéroport est en jeu"

"Je crains que si d'autres actions interviennent, il devienne difficile de maintenir la crédibilité de l'aéroport. A un certain moment, ce sera destructif pour l'aéroport", a estimé Arnaud Feist, le CEO de Brussels Airport, mercredi après la grève menée par les bagagistes d'Aviapartner.

Feist refuse cependant de pointer le doigt vers qui que ce soit dans le dossier d'Aviapartner. "Les personnes se trouvant des deux côtés de la table doivent pouvoir prendre leurs responsabilités afin de parvenir à une solution pour les passagers. Car ils sont les dupes."

"Tout le monde doit se rendre compte que l'aéroport se trouve dans une situation fragile depuis les attentats de mai. Tout doit être entrepris afin d'éviter une telle situation", ajoute Arnaud Feist. "L'image de l'aéroport, qui a été endommagée, doit être réparée. Cela signifie que tout le monde doit faire des efforts." Il s'agit de la troisième action menée à l'aéroport depuis les attentats du 22 mai - après celles des policiers et celle des contrôleurs aériens.

Interrogé dans l’émission "De Ochtend" à la VRT, Marc Descheemaecker (photo), le président du conseil d’administration de Brussels Airport, a pour sa part déclaré regretter l’action des syndicats d’Aviapartner, mais affirmé pouvoir comprendre dans ce cas-ci "la réaction émotionnelle du personnel". µ

Il reconnait que le personnel a dû faire preuve de beaucoup de flexibilité à la suite des attentats, tout en soulignant que les actions de grève doivent maintenant cesser.