Il n’y aura pas de portiques de sécurité dans les gares

Le ministre de la Mobilité François Bellot a décidé de ne pas suivre l’idée de sa prédécesseur Jacqueline Galant. Cette dernière avait prévu d’investir 58,5 millions d’euros dans des portiques destinés à sécuriser les gares du pays. "De telles installations n’empêchent pas les personnes mal intentionnées de passer", estime-t-il. Les lignes internationales seront toutefois bien équipées.

Le ministre avait été interrogé mercredi en commission Infrastructure de la Chambre sur l'installation de portiques et de scanners dans les gares pour lutter contre le terrorisme. Il y avait indiqué étudier toujours la meilleure façon de combiner sécurité et fluidité des voyageurs et rappelé que des portiques comme ceux installés par la STIB n'empêchaient pas les personnes mal intentionnées de passer.

"Nous avons retenu les leçons de ce qui s'est passé à l'aéroport dans les jours après les attentats", avec des concentrations importantes de voyageurs avant les contrôles de sécurité, indique Axelle Pollet, la porte-parole de François Bellot. Des portiques seront de toute façon installés pour les lignes internationales, mais leur type doit encore être déterminé. Il faudra que ces portiques soient le plus standardisé possible, pour être installés facilement dans toutes les gares belges, mais également internationales.

Le Thalys, par exemple, roule dans quatre pays (France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne), dont les dirigeants se concertent pour prévoir des solutions similaires.

Les portiques seront combinés à d'autres mesures de sécurité encore à l'étude. Des caméras de surveillance supplémentaires seront installées dans les gares, mais d'autres mesures pourraient être prises. L'aéroport de Zaventem, par exemple, utilise désormais le profiling pour ses contrôles de sécurité.

Il faudra encore du temps avant que les mesures entrent réellement en vigueur, entre l'évaluation, l'élaboration d'un cahier des charges et l'appel d'offres.