"Ceci n'est pas une guerre contre l'islam"

Le Premier ministre Charles Michel a appelé à l'unité contre le terrorisme dimanche matin lors de la cérémonie d'hommage aux 32 victimes et aux blessés des attentats du 22 mars, organisée au Palais royal. Dans son discours, il a déclaré qu'il ne s'agissait pas d'une guerre contre l'islam et qu'il croyait en la réussite dans cette lutte difficile contre le terrorisme.

Après le dépôt de roses blanches à l'énonciation des noms des 17 victimes belges et des 15 de nationalité étrangère et du discours du roi Philippe, le Premier ministre a adressé ses premiers mots aux familles des victimes avant d'appeler à l'unité.

"Nous ne pouvons pas nous retourner les uns contre les autres. Nous nous devons d'être unis et d'être forts. Ceci n'est pas une guerre contre l'islam et nous ferons tout ce que nous pourrons pour arrêter les terroristes. Ceci est une lutte difficile qui prendra du temps. Il y aura des succès. Il y aura des échecs. Mais, j'ai toute confiance en notre réussite", a dit Charles Michel.

Le Premier ministre a assuré que "nous réussirons parce que nous croyons dans la solidarité, nous croyons dans les valeurs de notre démocratie. La force de la liberté gagnera toujours contre la peur. Nous défendrons nos idéaux. Nous serons unis. Peu importe d'où vous venez, peu importe qui vous êtes, qui vous aimez, peu importe votre religion, tout cela est sans importance. Nous sommes tous égaux devant cette lutte.

Chants et discours

Neuf des près de 400 intervenants de la Croix-Rouge mobilisés ont été reçus. Etaient également présents des représentants des services de secours et d'intervention, des familles des victimes et des blessés, ainsi que des élèves de Kontich présents à l'aéroport le jour du drame.

Du côté des autorités, les membres du gouvernement fédéral, les présidents du Sénat et de la Chambre, les ministres bruxellois impliqués dans la gestion de l'après-attentats, les bourgmestres de Zaventem et de Bruxelles ont aussi participé à cette cérémonie.

Onze ambassadeurs des pays qui dénombrent des ressortissants parmi les victimes (Maroc, Pérou, Pologne, Etats-Unis, Inde, Royaume-Uni, Suède, Chine, Allemagne, Italie, et France) y assistaient également. Par ailleurs, les cultes et la laïcité étaient aussi représentés.

Le chanteur bruxellois Getch Gaëtano a ouvert la cérémonie avec la chanson 'Imagine', chantée à la Bourse au lendemain des attentats. Les noms des victimes ont été lus par ordre alphabétique. Un quintette de musiciens de la Défense a joué un intermède musical en prélude à la minute de silence.

Le Roi et le Premier ministre se sont ensuite exprimés avant de céder la parole aux familles des victimes.