Des jeunes radicalisés planifiaient un attentat à Anvers

La police a appréhendé mercredi soir quatre jeunes âgés de 16 à 19 ans suspectés d’appartenir à une cellule terroriste et d’avoir tenté de recruter des combattants pour la Syrie ou la Libye. Ils sont originaires notamment de Borgerhout et auraient avoué avoir aussi élaboré des plans pour un attentat, vraisemblablement à Anvers.

Dans le cadre d'un dossier de terrorisme du parquet fédéral, la police fédérale d'Anvers a exécuté mercredi huit mandats de perquisition à la demande d'un juge d'instruction de Malines, notamment à Ternat, Borgerhout et Anvers. Aucune arme n'a été découverte, pas plus que des explosifs.

Lors de ces perquisitions, quatre adolescents de 16 à 19 ans ont été appréhendés. Ils sont suspectés d'avoir voulu recruter des combattants pour qu'ils se rendent en zone de conflit en Syrie ou en Libye, et ont été emmenés pour audition. Certains d'entre eux auraient eu l'intention de partir eux-mêmes et de rejoindre le groupe terroriste Etat islamique, a indiqué mercredi le parquet fédéral.

L'une des personnes interpellées a été placée sous mandat d'arrêt et une autre sous bracelet électronique. Les deux autres ont été libérées moyennant le respect de strictes conditions. Toutes ont été inculpées de participation aux activités d'un groupe terroriste.

Sur la base des résultats provisoires de l'enquête et suite aux aveux des jeunes interrogés, il s'avère qu'il y aurait eu des projets d'attentats en Belgique. La gare centrale d'Anvers est notamment citée comme cible possible.

Il n'y a pour l'heure aucun lien établi avec l'enquête ouverte à la suite des attentats du 22 mars dernier à l'aéroport de Bruxelles-National et dans la station de métro Maelbeek.

Les jeunes radicalisés étaient suivis par la justice depuis quelques temps parce qu'ils étaient en contact avec Hacham Chaib, l'ancien chef du groupuscule Sharia4Belgium, entretemps démantelé. Ce dernier communiquait avec les jeunes via des messages codés, difficiles à intercepter pour la police.

Les jeunes ayant déjà rassemblé des fonds pour l'achat d'armes, la justice n'a pas voulu prendre de risques et a effectué les perquisitions mercredi.