Quelque 18% de voyageurs en moins dans le métro

Deux mois après l’attentat-suicide dans une rame de métro à Maelbeek, la fréquentation du réseau souterrain de transport de Bruxelles accuse encore toujours une baisse prononcée d’environ 18%. Ce qui a engendré une diminution des recettes de 2,3 millions d’euros, indique la société bruxelloise de transports en commun Stib.

Au lendemain des attentats du 22 mars, les navetteurs et voyageurs avaient délaissé en masse les transports en commun dans la capitale, leur fréquentation baissant de 90% au total. Ils ont d’ailleurs dû attendre jusqu’au 25 avril avant que la situation se normalise dans la circulation des bus, trams et métros bruxellois. Ce n’est que récemment que toutes les stations de métro ont à nouveau été rendues accessibles via l’ensemble de leurs entrées et sorties.

Deux mois après les attentats, la Stib transporte encore 60.000 passagers en moins par jour qu’avant le 22 mars, ce qui représente une baisse de 9%. Pour le seul métro, la diminution du nombre de voyageurs est de 18%.

"Une partie des usagers du métro sont passés au tram ou au bus, mais une autre partie ne prend tout simplement plus les transports en commun", explique la porte-parole An Van Hamme.

D’après l’administrateur-délégué de la Stib, Brieuc de Meeûs, les voyageurs ont besoin de temps pour dépasser l’angoisse engendrée par les attentats. "Qui n’a pas été traumatisé ?", souligne-t-il, indiquant cependant qu’il voit le nombre de voyageurs augmenter à nouveau de jour en jour.