La grève du rail en Wallonie se fait davantage sentir en Flandre

L’arrêt de travail spontané de cheminots en Wallonie - à cause d’une modification du système de crédits de récupération - se prolonge ce vendredi et paralyse le rail dans le sud du pays. Son impact se fait cependant davantage sentir sur la circulation des trains en Flandre que jeudi. Entre 60 et 90% des liaisons y sont assurées. Une nouvelle réunion entre direction et syndicats a débuté en fin de matinée. Si elle aboutit, la grève pourrait être suspendue.

La grève sur le rail dans le sud du pays commençait à avoir un impact plus conséquent sur la circulation des trains en Flandre, précisait ce vendredi matin le porte-parole de la SNCB, Thierry Ney. Si les trains étaient totalement à l'arrêt dans le sud du pays à l'aube, à l'inverse du nord, le mouvement de grève des cheminots commence à avoir un impact plus conséquent sur la circulation en Flandre.

Vers 7h, des perturbations étaient observées sur la ligne reliant Ostende à Bruxelles où 80% de trafic est assuré, entre Anvers et Gand (90%), Gand et Courtrai (80%), Hasselt et Anvers (80%), Jette et Termonde (80%), Bruxelles et Anvers (75%), Louvain et Bruxelles (60%), dont le tronçon en région flamande est bien desservi.

La ligne Lierre-Aarschot connaissait une amélioration avec huit trains sur dix désormais, détaillait encore le porte-parole de la SNCB. La paralysie du rail en Wallonie influençait le passage des trains en Flandre, mais l'une ou l'autre personne ont également débrayé dans le nord du pays, expliquait encore Thierry Ney.

Le trafic n’avait pas repris avant 11h30, heure à laquelle syndicats et direction se sont remis autour de la table des négociations.

Wallonie : cela roule seulement entre Namur et Bruxelles

Aucun train ne circulait dans le sud du pays vendredi à l'aube avant que ne soit mis en place, vers 8h, un système de navettes entre Nivelles et Bruxelles ainsi que des trains sur la ligne 161, à savoir entre Namur et la capitale.

Les cabines de signalisation étaient opérationnelles sur quasi tout le territoire. Sur 150, seules cinq cabines de signalisation (gérant les feux et les aiguillages), toutes situées en Wallonie (Mons, Tournai, Dinant, Flémalle-Haute et Kinkempois), ne disposaient pas d'effectifs suffisants pour être opérationnelles, précisait Infrabel, gestionnaire de l'infrastructure.

Entre 8h et 9h, cinq trains ont transité entre Namur et Bruxelles. "Nous mettons tout en œuvre pour maintenir cette situation", a déclaré le porte-parole d'Infrabel, Frédéric Sacré. "Le même conseil s'applique des deux côtés du pays: les voyageurs sont invités à s'informer sur la situation du trafic sur le site internet d’Infrabel, son application, Facebook, Twitter ou via le call center d’Infrabel. Tous les canaux d'information seront sur le pied de guerre pour informer la clientèle", a assuré le porte-parole de la SNCB.

La grève sur le rail, déclenchée mercredi soir de manière spontanée par les syndicats CGSP-Cheminots et CSC-Transcom, était prolongée vendredi pour protester contre une note relative aux jours de compensation. L'aile flamande de la CGSP s'est désolidarisée du mouvement de grogne.