Le gouvernement flamand boucle trois dossiers importants

Le gouvernement flamand a obtenu un accord sur la réforme des allocations familiales, la modernisation de l’enseignement secondaire et la réduction des compétences des provinces. Le ministre président flamand Geert Bourgeois (N-VA) a parlé d’une percée historique.

Le gouvernement flamand a tenu une conférence de presse ce samedi matin pour expliquer les détails de l’accord.

Allocations familiales

Dès 2019, chaque enfant nouveau-né vivant en Flandre recevra une allocation de base de 160 euros. Mais des corrections sociales seront ajoutées à ce montant.

Par exemple, pour les enfants élevés dans une famille à faibles revenus (soit moins de 30.000 euros bruts par ans) ou à partir de 3 enfants pour des revenus de moins de 60.000 euros bruts par an.

Les parents qui envoient leur enfant à l’école maternelle recevront une prime unique de 150 euros lors de la première année de maternelle et de 150 euros supplémentaires lors de l’entrée en seconde année de maternelle.

Ainsi les trois partis de la coalition au pouvoir en Flandre obtiennent satisfaction. Pour le CD&V il y a des corrections sociales, pour la N-VA le montant de base est relevé et l’Open VLD obtient un encouragement à l’inscription en maternelle.

Le nouveau système d'allocations familiales entrera en vigueur pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2019. Pour les enfants nés avant cette date c'est l'ancien système qui demeure en vigueur.

Les allocations familiales ordinaires s'élèvent actuellement à 90 euros pour le premier enfant, 167 euros pour le deuxième et 250 euros pour le troisième, et sont combinées selon les cas à des suppléments d'âge et des "corrections sociales". Ce principe continuera d'être appliqué pour tous les enfants nés jusque fin 2018.

Réforme de l'enseignement secondaire

La réforme de l’enseignement secondaire a aussi obtenu le feu vert du gouvernement. C’est une victoire pour le ministre de l’Enseignement Hilde Crevits (CD&V), qui pourra poursuivre sa réforme.

La philosophie derrière la modernisation de l’inférieur de l’enseignement secondaire est de permettre à chaque enfant de mieux s’épanouir et de développer ses talents.

Actuellement certains enfants sont dans une orientation qui ne leur convient pas, où leur talent ne peut pas s’épanouir.

D’où l’importance de la modification des deux premières années de l’enseignement secondaire qui seront à l'avenir une phase d'exploration où l’élève pourra découvrir quelles sont les matières qui lui conviennent le mieux.

Un enfant doué en mathématique s’investir davantage dans cette matière mais un élève qui voudrait tester une matière comme l’économie pourra le faire également, par ailleurs un élève qui préfèrerait approfondir une matière qu’il ne maîtrise pas bien aura également cette possibilité.

Dès la rentrée scolaire 2018-2019, chaque élève disposera de cinq heures libres dans le 1er degré pour découvrir des matières, les tester ou en approfondir certaines.

En première secondaire, tous les élèves auront tous la même formation de base, avec 27 heures de cours, a précisé la ministre de l'Enseignement Hilde Crevits (CD&V). Les cinq heures restantes seront "libres", et permettront aux élèves de choisir s'ils veulent "explorer, renforcer (leurs connaissances) ou approfondir" certaines matières. En deuxième année, il s'agira de sept heures, mais le choix sera limité à l'une des options de base.

A partir du deuxième degré, on parle d'une système "matrice". Les 29 disciplines actuelles seront réparties en huit domaines, allant de la branche scientifique STEM (Science Technology Engineering Math) à l'horeca, en passant par l'économie.

Réduction des compétences des provinces

Au sujet des provinces, un accord est intervenu sur une réduction du nombre de mandats et de budgets. Une solution a aussi été trouvée concernant les grandes différences entre les taxes provinciales, baptisée centimes additionnels.

Toutes les compétences liées à la culture, la jeunesse, le sport ou le bien-être devront être transférées à la Région ou aux communes au plus tard le 1er janvier 2018, soit un an plus tard que ce qui était initialement prévu.