David Goffin arrache sa qualification pour les 8e de finale

David Goffin s'est qualifié pour les 8e de finale des Internationaux de France de tennis, samedi à Roland Garros. Le Liégeois, 13e mondial et tête de série N.12 du deuxième tournoi du Grand Chelem de l'année, s'est imposé en cinq sets 6-2, 4-6, 6-3, 4-6 et 6-2 face à l'Espagnol Nicolas Almagro, 49e au classement ATP.

Il a laissé tomber sa raquette et s'est pris la tête à deux mains sous le poids de l'émotion. David Goffin (ATP 13) a réussi à se hisser, samedi soir, pour la deuxième fois de sa carrière en huitièmes de finale à Roland Garros.

Sur le court 2, le Liégeois, 25 ans, a battu l'Espagnol Nicolas Almagro (ATP 49), 30 ans, 6-2, 4-6, 6-3, 4-6 et 6-2 après près de 3 heures d'un âpre combat. "Ce fut terriblement dur", soupira-t-il. "Le battre pour la première fois pour aller en huitième, c'est un grand bonheur".

La quatrième fois aura été la bonne pour David Goffin, qui n'avait encore jamais battu Nicolas Almagro, même si leur dernière confrontation datait du printemps 2013. Le numéro 1 belge, cela dit, aura dû fameusement suer pour faire mordre la poussière à l'Espagnol, ancien N.9 à l'ATP, dans un match qui aura été jusqu'à passionner les pigeons alentours.

2016 Getty Images

"Je suis resté solide mentalement"

"Je pensais avoir fait le plus dur lorsque j'ai remporté le troisième set, mais il a pu compter sur son service pour rester dans le coup", raconte Goffin. "Il a un talent incroyable. C'est un des plus gros bras du circuit. Je ne sais pas combien d'aces il a claqués. Heureusement, je n'ai pas cédé, je suis resté solide mentalement. Je savais que j'aurais des opportunités, qu'il ferait des fautes, et dès que j'ai réalisé le break dans le cinquième set, il a lâché prise".

Lundi, en huitièmes de finale, David Goffin ne défiera pas Jo-Wilfried Tsonga (ATP 7), mais bien le Letton Ernests Gulbis (ATP 80).

Le Français, demi-finaliste l'an dernier, a en effet dû abandonner alors qu'il menait 5-2 dans le premier set en raison d'une blessure aux adducteurs, et a quitté le court Philippe Chatrier en pleurs.

"Je suis un peu étonné, mais je ne sentais pas Jo en grande forme ici après sa blessure à Rome. Il avait déjà disputé cinq sets au tour précédent. Ernests peut être très dangereux. Il a déjà atteint les demi-finales ici. Il faudra être solide, comme aujourd'hui", selon Goffin.