"Des adolescents aux idées radicales, pas une cellule terroriste"

Le bourgmestre d’Anvers Bart De Wever (photo) estime que l’arrestation, la semaine dernière, d’un groupe de jeunes Anversois qui auraient fomenté des attentats est la preuve que la lutte contre la radicalisation fonctionne à Anvers. "S’il s’agissait d’une cellule avancée avec des plans concrets, la justice ne les aurait pas relâchés", déclarait le président de la N-VA lors du conseil communal de ce lundi soir.

D’après le bourgmestre de la métropole, "il s'agit d'adolescents avec des idées radicales, pas d’une cellule terroriste. C'est une bonne chose qu'ils aient été repérés si tôt".

Bart De Wever a ainsi répondu aux questions des conseillers communaux Imade Annouri (Groen, photo) et Anke Van dermeersch (Vlaams Belang) sur le dossier de terrorisme qui a éclaté la semaine dernière. Le bourgmestre a expliqué qu'il ne pouvait pas s'étendre sur les détails de l'enquête, mais que le plan anversois de lutte contre la radicalisation avait très bien fonctionné dans ce cas-ci.

Bart De Wever a aussi indiqué en marge du conseil qu'il était sceptique quant à l'efficacité d'une "contre-narration" capable de démasquer les tentations extrémistes. "Je ne m'oppose pas à ce que cela soit fait au niveau fédéral, mais je n'investirai pas là-dedans à Anvers", a-t-il fait savoir.

"Cela n'a jamais marché à l'étranger, et je suis plus que jamais convaincu de l'approche individuelle", concluait le président de la N-VA.