L’activité de Doel 1 et 2 bien prolongée jusqu’en 2025

La Chambre a adopté jeudi soir en séance plénière, majorité contre opposition et à l’issue d’un débat de 5 heures, le projet de loi encadrant la redevance annuelle pour la prolongation de la vie des réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire de Doel (Flandre orientale, photo). Une redevance que devra verser le fournisseur d’énergie Engie Electrabel pendant 10 ans, à hauteur de 20 millions d’euros par an. Ce montant doit alimenter le Fonds de transition énergétique, dont le fonctionnement sera réglé par un arrêté royal en préparation.

Le Parlement a donc clos une nouvelle étape dans le processus législatif entourant la prolongation des réacteurs nucléaires jusque 2025, dans l'attente du dernier projet de loi du gouvernement sur la captation de la rente nucléaire.

La majorité a défendu la qualité d'un texte qui sécurisera les rentrées pour l'Etat dans le contexte de la chute des prix de l'électricité sur le marché. La députée CD&V Leen Dierick a toutefois appelé à être attentif au risque de surcapacité qui pourrait affecter le développement des énergies alternatives. L'opposition a vilipendé un texte juridiquement faible rédigé au profit de l’entreprise Engie Electrabel par "les trois M" : le Premier ministre Charles Michel, la ministre de l’Energie et du Développement durable Marie Christine Marghem et le PDG du groupe Engie Gérard Mestrallet.

La ministre de l'Energie Marghem (photo) a invité à réfléchir dès aujourd’hui au mélange énergétique qui doit préparer la sortie du nucléaire en 2025 et qui sera supporté par le Fonds de transition.

La vie du texte voté jeudi se poursuivra sur d'autres terrains, judiciaires et européens, la Commission s'intéressant au caractère de l'aide d'Etat que pourrait présenter l'arrangement avec l'opérateur.