Décès de l’ancien ministre flamand Paul Van Grembergen

L’ancien ministre flamand Paul Van Grembergen est décédé ce samedi à l’âge de 78 ans. Membre et Secrétaire général de la Volksunie, il passera à Spirit, le parti progressiste de Bert Anciaux, après la dissolution du parti nationaliste flamand. Député fédéral, puis député flamand, il fut aussi ministre flamand des Affaires intérieures et bourgmestre d’Evergem, en Flandre orientale. Après sa retraite politique il fut encore actif dans différentes organisations culturelles.

Paul Adelin Camille Van Grembergen était né le 18 septembre 1937 à Eksaarde, une commune qui fait partie aujourd’hui de la ville de Lokeren en Flandre orientale. Après des études d’assistant social, il devint enseignant, une profession qu’il exerça jusqu’en 1974.

Dans les années ’60 il se lance en politique chez les nationalistes flamands de la Volksunie. En 1970 il est élu au conseil communal d’Ertvelde et devient échevin de la Culture.

A partir de 1974 il se lance dans la politique nationale, Député, Sénateur provincial, il fut même Chef de groupe à la Chambre. Comme nationaliste flamand il siégea de 1974 à 1980 au Conseil culturel néerlandophone de la Communauté flamande, en ensuite au Vlaamse Raad, l’ancêtre du Parlement flamand.

Lors de la première élection directe pour le Parlement flamand en 1995, Paul Van Grembergen fut élu de l’arrondissement de Gent-Eeklo. Il fut chef de groupe Volksunie puis du cartel VU-ID. Il resta actif au niveau local, comme premier échevin à Evergem puis comme bourgmestre.

En mai 2001, il succède à Johan Sauwens comme ministre flamand des affaires intérieures, du logement et de la fonction publique. Johan Sauwens avait dû démissionner suite à sa participation à une fête du Sint-Maartensfonds, une organisation d’ancien combattants flamands sur le front de l’Est.

Lors de la scission de la Volksunie, Paul Van Grembergen suivi son président et collègue ministre Bert Anciaux chez les progressistes de Spirit. L’aile plus conservatrice personnalisée par Geert Bourgeois forma la N-VA.

Après le départ de Bert Anciaux en 2002, c’est encore Paul Van Grembergen qui reprit le portefeuille de la Culture. Mais deux ans plus tard, il ne fut plus réélu au Parlement flamand.

Après avoir quitté le Parlement il fut encore actif dans plusieurs organisations culturelles flamandes.

Décès à l'âge de 90 ans de Joseph Michel, ancien ministre PSC de l'Intérieur

Joseph Michel, décédé dans la nuit de vendredi à samedi à Arlon, était né à Saint-Mard le 25 octobre 1925.

Son nom restera attaché à la fusion des communes opérée au milieu des années 70.

Licencié en Sciences économiques puis en Notariat de l'Université catholique de Louvain (UCL) et également docteur en Droit, il termine ses études universitaires en 1951.

Membre du Parti social-chrétien (PSC), Joseph Michel est président des jeunes PSC de l'arrondissement de Virton entre 1949 et 1955 et fait partie des personnes qui militent en faveur du retour de Léopold III en 1950.

De 1961 à 1991, il est député. En 1970, il vote la loi de décentralisation économique (dite loi Terwagne) ainsi que la révision de la Constitution qui ouvre la voie vers le fédéralisme.
Il devient ministre de l'Intérieur (1974-1977) dans le gouvernement de Leo Tindemans et marquera les esprits en portant la réforme de la fusion des communes, véritablement opérée en 1975, malgré le mécontentement des bourgmestres et leur menace de grève.

Auparavant dotée de 2.359 communes, la Belgique n'en compte dorénavant plus que 589. Voulant aller encore plus loin, il dépose en 1990 une proposition de loi en vue de réduire le nombre de communes bruxelloises, restée sans effet.

Il est ministre de l'Éducation nationale (1977-1978). Il gère également les affaires courantes dans le gouvernement de transition de Paul Vanden Boeynants (octobre 1978-avril 1979).

Après, il retrouve son rôle de président du groupe PSC à la Chambre (mars 1979-octobre 1980). Il fait partie des parlementaires qui adoptent la loi spéciale du 8 août 1980 et la loi ordinaire du 9 août 1980 relatives aux réformes institutionnelles, qui ouvrent la voie à plus d'autonomie et de compétences en Flandre et en Wallonie, rappelle l'Encyclopédie du Mouvement wallon.

Il est ensuite désigné à la présidence de la Chambre, puis à la vice-présidence de la Chambre.

Il succède par après à Charles-Ferdinand Nothomb, ministre de l'Intérieur démissionnaire et endosse également la fonction de ministre de la Fonction publique et de la Décentralisation (1986-1988). Dans le dossier des Fourons, il suggère une formule de compromis, rejetée par les partis flamands.

En fin de carrière, il est réélu député et s'opposera notamment à l'adoption de la loi dépénalisant partiellement l'avortement en 1990.