"Si l’on veut négocier alors il faut arrêter les grèves"

Il semble que le CD&V et l’Open VLD, deux partis de la coalition au fédéral, soient prêts à négocier face au mécontentement social actuel. Mais cela ne veut pas dire que le gouvernement fédéral soit prêt à accepter toutes les exigences des grèvistes. En échange, le vice-Premier ministre Kris Peeters (CD&V) attend un geste de la part des grévistes.

Grève dans les prisons, à la SNCB, dans le secteur public, la Belgique est touchée par une vague de mécontentement social ces dernières semaines.

"Nous devons offrir de nouvelles perspectives aux gens" a lancé Kristof Calvo (Groen) lors d’un débat animé lors de l’émission dominicale de la VRT "De zevende dag" avec Patrick Dewael (Open VLD). Ce dernier lui a rétorqué que "les dirigeants syndicaux s’accrochaient à des droits acquis du passé".

De son côté, le vice-Premier ministre Kris Peeters (CD&V) s’est placé en conciliateur. "Je suis bien sûr disposé à négocier. Grâce à la négociation des réponses sont mises sur la table et l'on peut créer une base sociale. Mais il y a une condition : "Si l’on veut négocier, alors les grèves ne sont plus possibles". Un langage clair de Kris Peeters suivi par un avertissement : "Négocier cela ne veut pas dire se coucher à plat ventre". Que signifie alors négocier ? "C’est se comprendre et voir ce que l’on peut faire ensemble".