La CGSP-Cheminots prévoit une deuxième semaine de grève

Le syndicat socialiste CGSP-Cheminots a décidé de prolonger d'une semaine son préavis de grève. Une action est dès lors possible du 12 au 26 juin. L'information révélée par De Tijd a été confirmée par HR-Rail, l'employeur juridique du personnel des Chemins de fer.

"Nous avons en effet reçu une demande de prolongation", a déclaré la porte-parole de HR-Rail Kim Buggenhout. Cette demande provient exclusivement de la CGSP-Cheminots.

Le président de la CGSP-Cheminots Michel Abdissi a indiqué que ce préavis avait été déposé "afin de respecter la procédure légale."

"Nous devons "préaviser" dans un délai de huit jours. C'est ce que nous avons fait aujourd'hui. Il faut bien dire aux voyageurs que cela ne signifie pas que nous menaçons de partir en grève pour deux semaines. Nous travaillons une semaine à la fois."

"Vendredi, nous réunirons nos instances" afin de décider si la grève sera effective à partir de dimanche à 22h00.

Le 3 juin dernier, les partenaires sociaux s'étaient quittés sans accord à propos des efforts de productivité que HR-Rail, la SNCB, et Infrabel ont prévu d'imposer aux cheminots.

Les cheminots grévistes avaient repris le travail le soir même, mais la CGSP avait directement annoncé le dépôt d'un préavis de grève à partir du dimanche 12 juin. Celui-ci court jusqu'au 19 juin. Sur le site internet du syndicat, il est toutefois précisé que ce préavis est "renouvelable", ce qui a été fait mercredi.

De son côté, la CSC-Transcom a indiqué lundi qu'elle réévaluera la situation mercredi.

La circulation sur le rail a été perturbée du 25 mai au 3 juin, surtout en Wallonie, en raison d'une grève spontanée de cheminots. Ceux-ci protestent contre une mesure visant à diminuer leurs "jours de crédit", sorte de jours de récupération.

L'ACOD-Spoor prend acte

L'aile néerlandophone du syndicat socialiste ferroviaire ACOD-Spoor a indiqué avoir pris acte du préavis de grève pour une semaine supplémentaire, du 19 au 25 juin.

L'ACOD-Spoor estime qu'il existe une possibilité d'accord acceptable avec des éléments équilibrés dans la balance.