Un Flamand sur quatre peine à combiner travail et famille

D’après une enquête de la VRT, un quart des Flamands estime que la combinaison emploi famille est problématique. Pour le sociologue Ignace Glorieux, une semaine de 30 heures pourrait alléger cette pression. Notre système économique s’éloigne toutefois de plus en plus de ce modèle.

En Flandre, un employé sur quatre et un indépendant sur trois qualifie de "problématique" la combinaison emploi et vie privée.

Le travail pèse lourd au sein de la vie familiale du Flamand moyen. Près de la moitié des familles déclare souffrir de la pression liée à la vie professionnelle, et tout autant de citoyens se sentent coupables envers leurs partenaires ou leurs enfants.

Près de 65% des personnes sondées avouent en faire moins au travail en raison de leur vie privée.

Semaine de 30 heures

Le sociologue Ignace Glorieux, de l’Université flamande de Bruxelles (VUB) , n’est pas surpris des résultats de cette enquête. "La difficulté de combiner famille et emploi est très dominante et a tendance à augmenter. Au niveau familial, ou le double salaire est devenu la norme, nous avons beaucoup plus de travail que dans les années 50, alors que paradoxalement, on nous annonçait à l’époque qu’on allait pouvoir moins travailler grâce à l’automatisation", souligne-t-il. "Le niveau de vie a toutefois augmenté".

Aux yeux d’Ignace Glorieux, une des solutions serait de travailler moins, comme le propose l’organisation Femma. "Une semaine de 30 heures faciliterait la combinaison travail famille". Si certains pourraient dès lors éprouver des difficultés financières, le sociologue souligne toutefois que cette situation impliquerait aussi la suppression de certaines dépenses, telles que celles liées à la garde des enfant ou aux tâches ménagères.
La semaine des 30 heures n’est toutefois pas pour demain.

"Notre système économique se dirige hélas dans l’autre sens", souligne Ignace Glorieux. "Nous sommes encouragés à consommer toujours plus, et pour ce faire, nous devons gagner plus d’argent. C’est le problème de notre économie actuelle. C’est en fait une sorte de cercle vicieux", conclut le sociologue.

Entre le 25 février et le 28 mars 2016, le bureau d’enquête de VRT Nieuws a sondé 2.163 Flamands âgés de 18 à 75 ans. L’enquête a été menée en ligne et par téléphone.