Un cadre légal pour la transmission de données personnelles ?

Le Secrétaire d’Etat chargé de la Protection de la vie privée, Philippe De Backer (Open VLD), estime que l’Etat doit pouvoir transmettre au secteur pharmaceutique des données concernant les citoyens, éventuellement moyennant rétribution et pour autant que le retour de cette opération revienne au patient, par exemple sous forme de prix moins élevé pour les médicaments. C’est ce qu’il a indiqué au quotidien De Morgen et dans l’émission "De ochtend" (Radio 1) de la VRT.

La piste avancée par le Secrétaire d’Etat Philippe De Backer figure dans la note politique sur la vie privée qu’il présentait ce mardi à la Chambre. De Backer (photo) y aborde le renforcement de la commission de la vie privée, mais aussi son rôle dans la détermination des données que l'Etat peut échanger avec les entreprises privées.

"Mais les caisses d'assurance maladie disposent aussi de données au sujet de leurs clients: suivent-ils une thérapie? Prennent-ils des médicaments? Lesquels et à quelle dose? Cette information intéresse le secteur pharmaceutique", a commenté le Secrétaire d'Etat.

Selon lui, à l'étranger, les mutualités collaborent déjà à l'amélioration du suivi thérapeutique par les patients via des applications. La Commission de la vie privée doit examiner ces possibilités. De Backer a dit observer que de nombreux patients étaient déjà disposés à transmettre leurs données, par exemple lorsqu'ils collaborent à des études ou à des thérapies.

A ses yeux, le flux de données peut être assuré de manière anonyme. Le patient doit bénéficier, dans le même temps, de plus de contrôle sur ses données. Pour ce faire, le Secrétaire d'Etat chargé de la Protection de la vie privée veut mettre en place un passeport de vie privée, qui donne une vue sur qui utilise quelle donnée.